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  • Quand Patrick Ferrer m’initie aux services secrets

    Quand Patrick Ferrer m’initie aux services secrets

    ★★★★★

    « De l’une à l’autre des rives du Léthé, l’Enfer ne relâche pas si aisément ses proies. »

    Elle avait disparu, sans laisser de trace, il y a bien des années. Il me disait qu’il avait oublié avoir été marié, que la balle qui avait perforé son crâne avait emporté ses souvenirs. Mais je savais qu’il me cachait quelque chose. Y avait qu’à voir toutes les cicatrices dont il refusait de parler. Ou la façon dont il vivait retiré du monde, hanté par de terribles secrets du temps où il travaillait pour les Renseignements. Avec pour seule compagnie la chienne perdue que j’étais.

    Aussi, quand deux gars se sont pointés chez nous pour essayer de remuer le passé, j’ai compris qu’il se passait quelque chose. Que j’allais le perdre. Pour un fantôme, une femme dont il tentait désespérément de nier l’existence.

    Mais je n’allais pas me laisser faire. Pas question de le voir me filer entre les doigts et détruire tout ce que nous avions construit ensemble. Et pour ça, j’allais devoir l’aider à démêler l’écheveau de ses souvenirs. Aussi terribles qu’ils soient.

    Personnages : Chapelle, L’échalotte, Bouddah…  

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    Le masque d’Eurydice : ce que j’en pense

    Quel magnifique roman ! En plus, je n’ai rien mérité pour l’avoir lu sinon que Patrick  ferrer a dû se dire que Le masque d’Eurydice  serait surement de mon goût. Et il n’avait pas tort !

    Patrick Ferrer, l’auteur, n’en ai pas à sa première œuvre. Il a d’abord publié en auto-édition Le baiser de Pandore en  2015, avant de le republier cette année avec une maison d’édition. Ensuite il a récidivé avec Le masque d’Eurydice que je vous présente aujourd’hui. En plus de ceux-là il a également publié des nouvelles et des contes fantastiques.

    Vous pouvez suivre ses mésaventures sur son blog d’auteur et sur Facebook et Twitter.

     

    Le masque d’Eurydice

    Dans ce roman noir, il est question d’un ex-espion disgracié qui a perdu sa mémoire suite à une balle reçue dans le crâne. Sauf que les choses ne s’arrêtent pas là. Malgré sa retraite forcée, le service des Renseignements lui court toujours après. Pourquoi on se le demande bien. Ils reviennent donc frapper à sa porte.

    Et c’est là qu’on entre dans un ensemble d’événements passés, de souvenirs de ce qu’il a vécu durant ses missions. Mais surtout le souvenir de son épouse. Parce que Chapelle, notre héros, a même oublié l’existence de sa bien-aimée.

    À la lecture du résumé, vous vous êtes bien rendu compte que ça ne pouvait être Chapelle qui parlait, mais un autre personnage. Il s’agit de la personne qui partage sa vie au moment de l’histoire. C’est donc de son point de vue que nous avançons dans le roman. Ce que je trouve vraiment bien pensé de la part de l’auteur, que de laisser un autre personnage conté l’histoire du héros.

     

    Mémoire et Faux-semblants

    Le masque d’Eurydice est bien un roman noir, un thriller, mais pas seulement. Avec l’intervention des souvenirs, on entre aussi dans la psychologie. Et pas seulement celle de Chapelle, mais aussi celle des autres personnages dont un auquel nous n’aurions pas pensé.

    De plus, le fait que Chapelle ait été marié dans le passé, plane comme une ombre sombre au-dessus du couple qu’il forme actuellement avec la narratrice. Tout comme les Renseignements qui ne semblent pas vouloir les laisser vivre en paix.

    Et puis, notre héros amnésique n’est finalement pas si amnésique que cela. Ce dont sa compagne se rend compte et cherche donc à démêler la part de vrai dans ce qu’il lui raconte et à découvrir les secrets qu’il enfuit.

     

    Alors Patrick Ferrer ?

    Vous connaissez surement ce merveilleux sentiment que de lire un livre passionnant, sans attentes particulières, découvrir comment les héros s’en sortent, et que là… Vous vous prenez une grosse claque !

    C’est ce que j’ai ressenti. Dans le bon sens. J’étais pratiquement à la fin et c’est à ce moment que Patrick Ferrer décide de jouer avec mes nerfs. Je tombe sur une information à laquelle je ne m’attendais pas. Bien évidemment, comme je suis ce que je suis, je mets un moment à réaliser ce que je viens d’apprendre.

    Parce qu’en réalité ce qu’on apprend, remet en cause toute l’histoire, enfin j’exagère un tout petit peu. Mais comme je ne me fais pas confiance, j’attends que le personnage concerné confirme mes doutes. Ce qui ne loupe pas.

    Depuis le temps vous l’aurez compris je crois, j’apprécie énormément les retournements de situations surprises comme celui-là.

     

    Alors oui, Patrick Ferrer. Je suis définitivement conquise. Il a une belle plume, une belle façon de présenter les choses. En plus, comme le sujet est centré sur l’espionnage, on voit bien qu’il a fait les recherches nécessaires pour nourrir son histoire.

    Et en ce qui concerne la psychologie des personnages, simplement magnifique. Les dialogues sont bien construits. À aucun moment il n’y a eu une scène, une phrase, un mot juste pour remplir la page. Tout était logique, bien assemblé.

    Vous l’aurez compris, quand j’aime je le dis.

    Si vous voulez me faire plaisir, lisez Le masque d’Eurydice ! Si vous êtes à la recherche d’un roman noir, vous ne serez pas déçu.

    Pour rappel, vous l’avez à 3.99 EUR sur Amazon en format électronique.

    Alors Lisez-le et revenez me donner vos impressions !

  • J’ai sonné plusieurs fois sans succès à l’interphone de Pierre-Etienne Bram

    J’ai sonné plusieurs fois sans succès à l’interphone de Pierre-Etienne Bram

    ★★★☆☆ 

    « Objet : Holà je m’appelle Célia. Et toi ? Je suis celle qui n’arrive pas à te parler sur Meetic… Mais tu vois, je ne suis pas totalement muette quand on m’en donne les moyens À bientôt peut être ? Célia »

    Si seulement j’avais su, au moment d’ouvrir ce mail le tournant que ma vie allait prendre…
    Beaucoup de mes proches n’ont jamais vraiment pu comprendre notre histoire.
    « Comment as-tu pu continuer à garder contact avec elle après tous les lapins qu’elle t’a mis ? Ne crois-tu pas que ça cache quelque chose ?  »

    « Non, je ne crois pas… Sa vie est compliquée… La mienne n’est pas simple non plus… Et puis sa voix était tellement envoûtante…  »

    « Les autres ne comprendront jamais notre histoire… Ne les écoute pas… Demain je serai là… Promis »
    Comment résister…

    Personnages : Pierre-Etienne, Célia et les autres  

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    « Enfin autre chose que des thrillers ! »  C’est ce que vous devez surement vous dire. Eh oui, je reviens à mon autre amour littéraire, la Romance.

    Aujourd’hui je vous présente L’interphone ne fonctionne toujours pas que Pierre-Etienne Bram m’a proposé de lire grâce à SP. Merci Pierre-Etienne pour m’avoir repoussé dans les bras de « l’amour ».

    Pierre-Etienne Bram, l’auteur est un informaticien de profession et blogueur. Suite à une rupture amoureuse suivie d’une rencontre sur Internet, il va trouver l’inspiration pour écrire son premier roman L’interphone ne fonctionne toujours pas.

    Comme vous et moi, il est aussi sur Facebook et Twitter.

     

    L’interphone ne fonctionne toujours pas

    L’histoire est basée sur la relation amoureuse de Pierre-Etienne a vécu. Il est bien évidemment le narrateur et nous faisons la connaissance de Célia, son intérêt amoureux.  D’autres personnages les accompagnent aussi, mais on se focalise plus sur les deux protagonistes.

    Comme l’histoire est basée sur la relation amoureuse de l’auteur, je ne sais pas si tout s’est déroulé de cette manière, point par point. Mais le personnage haut en couleur de Célia m’a profondément agacé jusqu’à la fin et ce n’est que le premier tome.

    Ainsi donc les deux amoureux vivent une histoire épistolaire et au fil de la lecture, on découvre la raison principale pour laquelle les choses se passent comme ça. Vous ne serez pas content du tout.

     

    Célia

    Comment dire ? Je déteste ce personnage, cette personne si vous voulez. Bon, on ne peut pas dire que je sois très objective sachant que je lis selon le point de vue de l’auteur.  Mais je l’ai détesté. Elle était excessive en tout. Jouait la victime quand ça l’arrangeait et l’amoureuse transie d’autres fois.

    Dès le début de la relation, Célia soufflait le chaud et le froid. Ça peut être une technique de séduction, que sais-je, mais c’était plutôt déconcertant. Elle donnait l’impression qu’elle essayait de le manipuler petit à petit pour qu’il s’attache plus vite à elle. Et puis, pour agir de cette manière, elle n’était pas seule.

    Le narrateur, lui, est stupide. Lorsqu’on lit, après tout le temps écoulé, il se laisse quand même berné par une telle femme. Ce que je n’ai pas trouvé logique, et n’ai pas compris surtout qu’il sort d’une relation qui s’est mal terminée. Peut-être était-ce alors un besoin d’être aimé, mais jusqu’au bout, il va continuer à lui accorder sa confiance.

    Sans surprise vous imaginez que je ne suis pas fan des « amoureux ».

     

    Et les autres ?

    Parmi les autres personnages, il n’y a que les proches du narrateur. Vous direz que c’est normal comme c’est de son point de vue qu’on lit. Mais pas si vite, vous découvrirez bien vite pourquoi. Bon je ne suis pas très objective non plus.

    Autour du couple, il y a toujours les amis, la famille qui est pour ou contre la relation. Vous n’avez pas pu le louper dans le résumé, tout le monde est contre cette relation.  Une personne de son entourage a même osé lui dire clairement qu’il était stupide. Et j’étais assez d’accord pour ne pas dire complètement.

     

    Un dernier point avant de partir, le titre du roman ? Oui j’aime bien faire attention à ce genre de détail ^^. Eh bien une fois de plus, ce n’est qu’à la fin que j’ai enfin compris le pourquoi du titre. C’est vraiment bien trouvé, sans parler de la couverture que j’aime bien (à voir avec le deuxième tome).

     

    Qui n’aime pas les histoires d’amour, même tordue ? Toi ? Alors pourquoi tu lis cette chronique ?

    Non je plaisante. Empressez-vous de le lire car ce n’est pas fini, il y a une suite. Que je ne tarderai pas à lire non parce que je veux le fin-mot de toute cette histoire.

    Voilà le lien pour vous le procurer.

    On se retrouve pour la suite ?

  • Cette autre fois où j’ai regardé les étoiles en compagnie de Bruno Madelaine

    Cette autre fois où j’ai regardé les étoiles en compagnie de Bruno Madelaine

    ★★★★★

    Notre société de consommation aime étiqueter, tracer et catégoriser tous ses produits. Si vous voulez y trouver votre place, il vous faudra entrer sagement dans une des cases qu’elle vous aura réservée. Inutile d’essayer d’en changer en cours de route, la colle utilisée est bien trop forte.

    Moi Simon Renaud, jeune handicapé de 18 ans, n’ai pas pu échapper à cette règle dès ma naissance :

     » 3.720 kg, Origine France, Viande génétiquement modifiée, AOC Syndrome de Williams & Beuren, élevé en Institut medico-educatif et nourri pendant 18 ans par alimentation entérale hypercalorique. « 

    Or, je compte bien par le récit extraordinaire de mon histoire, faire voler en éclats chacune de vos certitudes. Jamais plus vous ne verrez le handicap de la même manière. Il se pourrait bien d’ailleurs que celui-ci vous offre l’extraordinaire opportunité de dépasser vous aussi vos propres difficultés et peut-être même de changer radicalement votre vision de la vie.

    Alors certes, je suis un être différent, mais pas exactement comme vous pouvez le penser et surtout bien plus encore que vous ne l’imaginez…

    Personnages : Simon Renaud, Juliette, Maman, Papa, Paul… 

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    Les petits yeux étoilés : ce que j’en pense

    Vous savez pourquoi j’aime SP ? Parce que ça me permet de découvrir des romans que je n’aurais jamais découvert ni lu autrement. Et c’est une fois de plus, grâce à cela qu’aujourd’hui je vous livre cette chronique sur Les petits yeux étoilés.

    Bruno Madeleine, son auteur m’avait proposé de le lire il y a déjà un moment. Je m’y suis prise très tard mais quelle belle surprise !

    Revenons sur l’auteur de ce petit bijou. Monsieur Madeleine est un passionné de Bouddhisme, qui publie son premier roman La vie d’après en 2016. Ses thèmes de prédilection sont l’Amour, l’amitié, la compassion, la réincarnation, la mort ou encore la vieillesse.

    Ainsi dans ses romans, il aborde des sujets graves avec une pointe d’humour, tout en légèreté.

    Vous pouvez le contacter sur son blog d’auteur, ses pages Facebook et Twitter.

     

    Les petits yeux étoilés

    Derrière ce titre se cache une belle histoire basée sur des faits réels, en l’occurrence la vie personnelle de Bruno Madeleine.

    Le héros du roman est Simon Renaud, qui est atteint du syndrome de Williams-Beuren. Ce dernier raconte son histoire et celle de sa famille dans ce combat qu’ils mènent contre la maladie.

    Avant d’avoir ouvert ce roman, je n’avais jamais entendu parler de cette maladie génétique qui cause un handicap mental.

    Simon raconte si joliment son histoire qu’en réalité nous ne lisons pas une histoire « dramatique » ou encore stéréotypée sur les handicaps. Et honnêtement je n’ai pas ce genre de lectures, que je trouve ne donnent pas une bonne image des personnes concernées.

    Les petits yeux étoilés, c’est en réalité une belle histoire sur la vie, un nouveau regard sur un handicap (j’ai même effectué quelques recherches ^^). De plus, le titre du roman est un petit clin d’œil à la maladie dont je ne me doutais pas avant ma lecture.

     

    Simon Renaud

    Je vous parle depuis un moment du livre en général, mais qu’en est-il de son narrateur ? Eh bien, Simon nous raconte son histoire au moment de ses 18 ans. Il y a aussi des retours en arrière sous forme de… Je vous laisse le découvrir.

    Sa façon de présenter son histoire est tout simplement merveilleuse. Il adopte un langage humoristique voire sarcastique. Par exemple, lorsqu’il parle des complications liées à sa maladie, à aucun moment c’est triste ni dramatique. Il tourne les choses en dérision, nous n’avons même pas le temps d’avoir pitié de lui.

    D’autre part, Simon n’est pas seul. Il est entouré d’une belle tribu qui ne baisse pas les bras, d’une amie très chère et fidèle.

    La façon dont il décrit son entourage, ses passions ne manquera pas de vous arracher un petit sourire de temps en temps. Sans oublier son regard sur la vie, sa façon de raisonner et de relativiser. Assurément une belle leçon de vie et d’humilité.

     

    Qui a dit que handicap rimait avec tristesse ?

    Eh oui, je peux vous le dire ce roman m’a émue, mais vraiment. Mais à aucun moment je n’ai pleuré, surprenant n’est-ce-pas ? Enfin libre à vous de le faire quand vous le lirez mais moi j’ai été surprise. D’habitude je verse quelques larmes.

    En plus sur un tel sujet ! Une autre raison que ce roman est magnifique, le message qu’il fait passer est vraiment un message de joie et non de tristesse.

     

    Alors si comme moi vous êtes réticent(e) ou pas, à lire ce genre de livre, sur les histoires basées sur des faits réels marquants, voire « dramatiques », eh bien avec Les petits yeux étoilés vous n’aurez pas ça !

    Si vous êtes prêt(e) à sauter le pas et à découvrir une belle histoire, bien écrite, un nouveau regard sur les handicaps, n’attendez plus !

    N’oubliez pas de me dire ce que vous en pensez en commentaire juste en bas.