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  • Thomas Lejeune nous présente « Renversant »

    Thomas Lejeune nous présente « Renversant »

    ★★★☆☆ 

    Quand une simple randonnée dans la Drôme tourne au drame, tout bascule.
    Quand c’est votre conjoint qui vous pousse dans le vide, plus rien n’a de sens.
    Quand vous apprenez que son corps a disparu, vous êtes détruite.
    Mais quand celui-ci apparaît sur une photo prise en Irlande, il n’y a plus de logique. Des vies déchirées et des aller-retours entre la France et la mythique terre celtique pour un seul but : découvrir la vérité.

    Personnages : Valentine, Alexis, Sascha, Hodman, Jack

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    Renversant : ce que j’en pense

    Dernièrement j’ai eu l’occasion de lire Renversant de Thomas Lejeune. Un jeune auteur indépendant que j’ai découvert. Il est également l’auteur de Une dose d’adrénaline, Renversant est donc son premier roman sorti en 2016.

    Ainsi grâce à Thomas aujourd’hui je vous livre cette petite chronique sur son roman.

     

    Par où commencer ?

    Vous avez vu la couverture, le titre du livre ? J’ai beaucoup aimé les reflets sous le titre, même sonorité mais une orthographe différente. Ça m’a tout de suite intrigué et durant la lecture on finit par découvrir la signification de ce titre alternatif.

    Dans ce roman vous aurez l’occasion de connaitre Valentine. Malheureusement j’ai trouvé que c’était un personnage particulièrement égoïste. Bien sûr avec ce qu’elle a vécu on comprend qu’elle se soit renfermée sur elle-même. Mais durant la lecture je l’ai trouvé sans égard pour Alexis et ingrate, même après tout ce qu’il a fait pour elle.

    Alexis lui c’est le journaliste aux grandes ambitions et ami très fidèle de Valentine. Il ne cesse de l’aider voire trop. Enfin je vous laisse le découvrir par vous-même.

    Le personnage de Hodman reste une grosse énigme. Dès le départ on est persuadé qu’il est le conjoint disparu, mais ensuite on commence à avoir de gros doutes sur son identité. Parce qu’en réalité il n’est pas vraiment décrit, on se base simplement sur le ressenti de Valentine.

     

    L’histoire

    J’ai eu beaucoup de mal à plonger dans l’histoire. Ce n’est que lorsque l’action commence vraiment que j’ai été à fond.

    Au début lorsque l’auteur décrit l’histoire de Valentine et de son conjoint, j’avais l’impression que ce n’était qu’un simple énoncé de faits. J’ai eu du mal à m’émouvoir pour leur relation. Leur rencontre, ce qu’il suscitait chez Valentine, je n’arrivais tout simplement pas à le comprendre.

    Après cette petite déception, j’ai apprécié le fait que l’auteur nous livre un chapitre qui se termine, on va dira sans incidence, normalement. Mais qu’ensuite un peu plus loin, on découvre des mois plus tard que quelque chose c’était passé. Et là j’ai vraiment plongé dans l’histoire.

    On suit donc le périple en Irlande pour rechercher le conjoint soi-disant mort. Durant la lecture, les chapitres alternent donc entre Valence et l’Irlande. Thomas Lejeune réussit à bien nous décrire cette Irlande du nord, ses paysages, ses falaises qui vous donneront surement envie de les explorer. On découvre bien l’Irlande et même ses usages et coutumes (les noms irlandais c’est quelque chose).

     

    La fin

    Vers la fin, j’étais confuse. On ne découvre toujours pas ce qui s’est réellement passé, la version du conjoint. Si c’est vraiment lui qui a poussé Valentine ou pas. On ne sait pas trop. Et quand on découvre l’identité de Hodman, j’ai été encore plus perdue.

    Ce qui s’enchaîne ensuite est simplement invraisemblable. Et jusqu’à la dernière page, on est sùr que Valentine ne trouvera jamais ce qu’elle cherche.

    Quand j’ai fermé le livre, je me suis dise que va t’il se passer pour eux ensuite ? Mais en fait les dernières phrases nous laissent aisément le deviner.

     

    Alors si vous voulez aussi savoir si c’est vraiment son conjoint qui a poussé Valentine. Si vous voulez découvrir l’Irlande du Nord comme moi. N’hésitez plus à vous procurer le livre !

  • « Le langage des fleurs », Erika Boyer

    « Le langage des fleurs », Erika Boyer

    ★★★★

    Rose est dans une relation amoureuse qui ne la satisfait pas mais à laquelle elle ne parvient pas à mettre un terme. Elle supporte le comportement souvent abusif de son petit ami et se concentre sur ce qui a de l’importance pour elle, à savoir, la boutique qu’elle a héritée de son père. Mais le beau Ethan va venir mettre son coeur à l’envers et chambouler le faible équilibre de sa vie.

    Rose se laissera-t-elle cueillir par ce bel inconnu tatoué au charme indéniable ? Arrivera-t-elle enfin à se libérer de cette relation sans amour qui la lie à un homme dont elle pense être redevable ?

    Une chose est sûre, l’été s’annonce plein de promesses et les mystérieuses livraisons de fleurs dont la jeune femme est gratifiée seront aussi surprenantes que réconfortantes.

    Personnages : Rose, Ethan, Stecy, Lucas et Mickael.

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    Erika Boyer, qui est-elle ?

    Erika Boyer est un auteur indépendant, donc qui édite et publie elle-même ses livres. Elle est connue pour son premier roman Pardon que j’ai eu l’occasion de lire et qui est un succès. Donc lorsqu’elle a cherché des chroniqueurs pour lire son nouveau roman en avant-première, je n’ai pas hésité. Vous l’aurez deviné depuis le temps, je soutiens l’auto-édition*.

    Je tiens donc à remercier Erika qui est si gentille, de m’avoir fait découvrir son nouveau roman en avant-première. Et cela demande de la confiance que de laisser quelqu’un lire son roman avant sa publication.

    Vous trouverez plus d’informations sur ses livres et elle, sur son site web : erikaboyer.com

     

    Par où commencer ?

    D’abord prenons une minute de silence pour la couverture….

    Elle est tout simplement magnifique. Lorsque je l’ai vu je l’ai seulement trouvée belle, il faut dire que je n’avais pas encore commencer à lire le livre. Mais avec ma lecture, je l’ai trouvée époustouflante. Cette image raconte une histoire.

    Je ne sais pas si je me prends un peu trop pour une élève en histoire de l’art, mais dans cette couverture j’ai retrouvé Rose, sa fragilité et sa force en même temps. J’avais l’impression que ça montrait aussi son chemin vers la liberté, comment elle s’affirme.

            FIN DE LA MINUTE DE SILENCE 

    Avec Erika Boyer on voyage. Déjà dans Pardonelle nous avait fait visiter Bordeaux. Ici c’est la même chose, dès les premières pages on découvre Lacanau-Océan (que je ne connaissais pas) la ville dans laquelle évoluent les personnages, ses paysages, sa mer, sa chaleur et son bon temps en été.

    On suit donc l’histoire d’amour entre Rose et Ethan, qui arrive très vite, n’oublions pas que Rose est en couple comme vous pouvez le lire dans le résumé. Ça m’a d’abord dérangé que les choses se passent aussi vite, mais finalement ça permet à l’histoire de ne pas traîner en longueurs.

    Le personnage de Rose est quelqu’un qui se laisse marcher dessus par son compagnon mais n’hésite pas à se défendre devant Ethan.
    Quand j’ai remarqué ça, je me suis dit « encore un cliché ». Mais j’avais tort. Parce qu’au fond Rose à des motivations plus profondes, elle veut à tout prix être « gentille » et plus tard durant la lecture on comprend pourquoi.

     

    Je ne suis pas comme mon père. Lui était profondément gentil et bienveillant, moi je fais juste semblant parce que je veux lui ressembler.

    Ethan c’est le « bad boy tatoué » mais pas vraiment. Parce que Ethan est en réalité très attaché à sa sœur et sa mère. Ethan c’est celui qui s’inquiète pour Rose et veut être avec elle, même s’il pense ne pas être assez bien.

    A certains moments, ce qui veut dire souvent, Ethan me donnait des envies de meurtre. Comment pouvait-il être aussi aveugle et faire souffrir Rose ?

    Mais derrière cette histoire se rajoute d’autres choses, sinon ce ne serait pas drôle n’est-ce-pas ?

     

    Les autres

    Il y a donc la présence malveillante de Mikael, le copain de Rose qui est un vrai vautour. Le personnage de Stecy est aussi très intéressant parce qu’elle cache des blessures profondes de son passé.

    Stecy est un personnage que j’ai vraiment apprécié car malgré ce qu’elle a vécu, on ressent sa gentillesse, son attachement pour Rose. Mais mon gros coup de cœur durant toute ma lecture a été Lucas.

    Lucas est un personnage si mystérieux et complexe, j’ai eu l’impression qu’il l’était plus que Stecy. Il a un secret et tout le long de l’histoire on se demande ce que ça peut être. A chaque fois je m’attendais à avoir une révélation sur lui. Mais non. Jusqu’au bout j’ai espéré mais en vain. J’étais prête à me plaindre auprès de l’auteur, quand j’ai vu la surprise qu’elle nous a réservée. Merci Erika ^^.

     

    Le langage des fleurs ?

    Eh oui parce que cette histoire parle d’amour mais aussi de fleurs. Ce qui pourrait sembler très fleur bleue pour certains. Des fleurs qui ont chacune une signification, des fleurs qui accompagnent Rose.

    Le langage des fleurs c’est sa magnifique couverture. Je vous aie dit que je pensais que la couverture me faisait penser à Rose, sa force, oui peut-être, mais je me suis trompée. Cela concerne aussi un autre personnage tout aussi important dans l’histoire, à vous de découvrir qui.

    Ce roman n’est pas juste une histoire d’amour comme les autres parce qu’on voit que l’auteur a effectué un vrai travail de fond. Tout d’abord pour Lacanau, Erika BOYER nous a tellement bien décrit le lieu où se déroule l’histoire que j’avais l’impression d’y être. Je situais la boutique de Rose (je suis sûre que je me trompe totalement ^^), on arrive à y être transporté, on veut y aller.

    De plus, son travail est remarquable aussi pour les fleurs citées tout le long de l’histoire, elle nous montre qu’elle ne les a pas choisis au hasard. Chacune avait son importance dans l’histoire.

    Le mot de fin ? J’ai fait une belle découverte dans Le langage des fleurs. Un deuxième succès pour l’auteur après Pardon.
    La plume d’Erika Boyer est toujours aussi fluide et agréable à lire.

     

    *Si vous voulez-en apprendre plus sur l’autoédition, Mélanie du blog « L’évasion littéraire » a fait un super-article sur le sujet que vous trouverez ici.

  • J’ai découvert Valentin Musso dans « Une vraie famille »

    J’ai découvert Valentin Musso dans « Une vraie famille »

    ★★★★

    Il s’appelle Ludovic, c’est du moins le prénom qu’il a donné. Un jeune homme simple et sans histoires. En apparence Les Vasseur, un couple de Parisiens retirés dans leur résidence secondaire en Bretagne à la suite d’un drame personnel, l’engagent pour quelques travaux de jardinage. Le mystérieux garçon sait rapidement se rendre indispensable et s’installe dans leur vie. Quand les Vasseur commencent à se poser des questions et à regretter de lui avoir ouvert leur porte, il est déjà trop tard.Mais ce qu’ils ignorent, c’est que leur cauchemar ne fait que débuter. Car la véritable menace qui pèse sur leur maison n’est pas du tout celle qu’ils croyaient.

    Personnages : François et Mathilde Vasseur, Ludovic, Le Bris, Laurence, Camille.

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    Une vraie famille : ce que j’en pense

    En ce moment je surfe beaucoup sur la vague Thriller et je découvre des bijoux du genre. Tout le monde connaît Guillaume Musso, mais aviez-vous déjà entendu parler ou lu son frère ? Pas moi en tout cas et quelle a été ma surprise de découvrir qu’avoir une bonne plume est un talent dans la famille. Je dirais même que je préfère celle de Valentin Musso (ne me battez pas svp).

    C’est grâce à une amie que j’ai découvert cet auteur et je l’en remercie. Bien évidement mon amie m’avait assuré que j’apprécierais la lecture, ce qui est arrivé.

     

    Pourquoi j’ai vraiment aimé « Une vraie famille » ?

    À la lecture de la quatrième de couverture, Ludovic m’a tout de suite intriguée. Je me suis demandé « Qui est Ludovic ? Que cache-t-il ? Que veut-il à ce pauvre couple ? ». À aucun moment je n’ai pensé aux Vasseur, à leur rôle dans l’histoire, à leurs problèmes.

    J’aurais dû me douter de quelque chose n’est-ce-pas ? Mais ne vous inquiétez pas, pas de spoiler, je vais vous laisser faire la même erreur que moi.

    Ce premier aperçu de l’intrigue qui allait se jouer ne m’a pas plus interpellé que ça. Je pensais que j’allais peut-être tomber dans une histoire de jeune squatteur abusant de l’hospitalité d’un vieux couple. Je n’aurais pas pu me tromper plus.

     

    Le livre débute donc par un prologue.

    je ne voyais aucun lien entre ce prologue et le synopsis que je venais de lire, mais étant curieuse j’ai continué ma lecture.

    On commence donc à suivre le quotidien des Vasseur du point de vue de François, comment Ludovic entre dans leur vie.

     

    Les Vasseur n’avaient ni famille ni véritables amis dans la région, simplement des connaissances. Aussi pouvaient-ils bien se permettre une entorse à la vérité.
    En théorie – François Vasseur n’en doutait pas -, la vérité est toujours préférable au mensonge. Mais elle a l’inconvénient de vous exposer plus que nécessaire au regard de quasi-inconnus.

     

    Souvent lorsque l’histoire est du point de vue d’un personnage, on adopte son point de vue. Donc tout ce que François pensait, je pensais la même chose. Pour François, Ludovic est étrange, alors pour moi aussi. On suit donc comment ce dernier se fait une petite place dans leur quotidien jusqu’à donner l‘impression qu’ils forment une famille.

     

    A l’image d’un film d’horreur

    A certains moments j’ai trouvé ce couple tellement naïf qu’on les frapperait, même si François avait ses doutes. Et bien sûr il les gardait pour lui. J’avais l’impression d’être devant un film d’horreur quand les personnages font toutes les erreurs classiques : ne pas tenir informé les autres de ce qui se passe, fermer les yeux sur certains détails, trop tolérer certains comportements et surtout ne pas tenir compte des conseils de son entourage.

    Lorsqu’on continue sa lecture, on comprend petit à petit le rapport entre le prologue et l’histoire des personnages. Et après un certain temps on est convaincu que la méfiance de François est légitime et justifiée, après tout on avait les mêmes doutes bien avant lui.

    Et c’est là que l’auteur revient à notre bon souvenir et nous démontre tout le contraire.

    Suivant les circonstances, nous sommes tous amenés à mentir à un moment ou à un autre de notre existence. Et nous ne mentons pas forcément pour tromper l’autre ou dissimuler des actions honteuses… Chacun peut avoir de bonnes raisons…

    Qui est le vrai méchant de l’histoire ?

    Vous vous doutez bien que je ne vous le dirai pas. Cependant lorsqu’on découvre son identité on est scotché. Et là les choses changent complètement.

    Je ne vais pas vous mentir en disant qu’à partir de ce moment on est tout le temps tenu en haleine, qu’on sombre dans la paranoïa comme souvent dans les thrillers. Non, pas vraiment, ce qu’on veut surtout c’est comprendre le comportement du méchant. Parce qu’honnêtement il est complètement fou et imprévisible, illogique et incompréhensible. 

    C’est ce que j’ai le plus apprécié je pense. Le fait est que, même une fois l’identité du méchant révélé (ce qui arrive assez tôt), on a quand même envie de continuer sa lecture. Je peux vous dire que ça vaut le coup car on enchaîne révélation sur révélation qui nous laissent complètement baba.

    Eh oui on les découvre en même temps que les personnages. Et d’un autre côté on se sent un peu trahit par un personnage qu’on croyait connaître, or il savait ces choses-là mais ne l’a jamais laissé entrevoir une seconde.

    A la fin de ma lecture, je me suis sentie dépouillée, je n’étais pas du tout prête à finir cette histoire et je ne voulais pas du tout que la fin de l’histoire pour le méchant se déroule de cette façon. Mais bon ce n’était pas plus mal.

    Encore un autre thriller psychologique bien maîtrisé par l’auteur car je me suis sentie manipulé, ce que j’adore dans ce genre d’histoire (une vraie masochiste^^).

    Une chose de sûr, c’est que Valentin Musso fait désormais partie des auteurs qui se côtoient dans ma PAL.

     

    Avez-vous déjà lu Valentin Musso et connaissez-vous d’autres œuvres écrites par lui qui pourraient être intéressantes ?

    Ne loupez pas les prochaines chroniques !