Étiquette : policier

  • « Pour te protéger » de Stéphane Tinner

    « Pour te protéger » de Stéphane Tinner

    ★★★★☆ 

    Vous n’accepterez plus jamais d’invitation sur Facebook comme avant…

    Le corps inerte d’une femme gît sur les marches d’escaliers du parking sous-terrain. Affolée à l’idée d’être accusée à tort, la jeune fille qui a improvisé cette rencontre s’échappe à travers la place déserte, puis disparaît. Rien ne s’est déroulé comme elle l’a imaginé. Protéger la fillette, c’est la seule chose qui compte. Dix ans plus tard, l’inspecteur Duvanel enquête sur la disparition du jeune Luca alors que Guillaume, un jeune associé et brillant gestionnaire de fortune de la place financière de Genève, reçoit un message de Sara qu’il n’a pas revue depuis la fin de ses études. Une véritable course contre la montre s’engage entre les deux hommes en quête de la même vérité : que s’est-il réellement passé ce mois de septembre 2003 ?

    Tiraillés entre passé et présent, le flic et le financier découvrent peu à peu un univers mêlé de chantage et de faux-semblants.

    Personnages : Guillaume Chapuis, L’inspecteur Duvanel, Sara, Emily, Simon…

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    Pour te protéger : ce que j’en pense

    Connaissez-vous Stéphane Tinner ? C’est un auteur suisse qui publie son premier roman à suspens Pour te protéger en 2016. Bien évidemment il possède un site d’auteur sur lequel vous pouvez commander le livre si vous ne passez pas par Amazon. En plus sur son site vous pouvez demander un exemplaire dédicacé, cool n’est-ce pas ? C’est juste ici

    En tout cas je suis contente d’avoir découvert cet auteur, qui m’a si gentiment fourni le livre en plus. Merci beaucoup Stéphane 🙂

    De quoi parle le roman ?

    La quatrième de couverture le laisse deviner, l’intrigue tourne autour d’une enquête policière, mais il ne s’agit pas d’une enquête classique comme on s’y attend, où serait le fun ?

    Bien sûr, il y a l’implication de la police mais en tant que lecteur, on suit beaucoup plus Guillaume Chapuis. Il est le personnage principal et l’inspecteur Duvanel est relégué au second plan.

    Guillaume est gestionnaire de fortune à Genève, alors que vient-il faire dans une enquête de disparition ? Et puis quel rapport avec le premier paragraphe de la quatrième de couverture ?

    Avec ce personnage on jongle sans cesse entre passé et présent. Il y a quand même un laps de temps de dix ans entre l’enquête en cours et ce qui s’est passé avant.

     

    Dans le vif du sujet

    La quatrième de couverture est tellement énigmatique et certains détails minimisés qu’on ne sait pas quoi attendre de notre lecture, mais c’est justement pour ça que j’ai choisi de lire ce roman.

    Sans surprise je n’ai pas réussi à faire le lien entre les premiers chapitres et le résumé du livre. Je faisais peine à voir, je n’ai pas arrêté de revenir sur le prologue, le résumé et le chapitre que je lisais sur le moment.

     

    Est-ce que Sara est l’objet d’un simple fantasme que j’idéalise depuis toujours ou est-ce que cette union passée était celle de l’amour unique que l’on rencontre une seule fois dans une vie ?

     

    Vous vous êtes sûrement rendu compte que dans la vie tout tourne autour de l’amour n’est-ce pas ? Vraiment tout. Le roman ne fait pas exception, une histoire d’amour est à la clé de tout, mais ce n’est que plus tard qu’on comprend tout ça.

    Guillaume nous embarque dans ses souvenirs, nous fait vivre cet amour et ses sentiments. Mais pas de panique il ne s’agit pas d’un roman d’amour, l’enquête sur la disparition est toujours présente.

    En fait grâce à cela, l’auteur arrive vraiment à nous captiver et ce dès les premiers chapitres. Ce questionnement constant que le lecteur éprouve le pousse justement à continuer sa lecture. Rapidement on devient focalisé sur le livre et non l’écriture, le style de l’auteur.

    Un conseil de Bernard Werber  dit que c’est grâce à ça qu’on reconnaît un bon livre et un bon auteur. Au fait que le lecteur veuille savoir ce qui arrive aux personnages et ne voit plus la façon d’écrire de l’auteur (ça ne veut pas dire qu’on pardonne les fotes d’ortografe attention ^^).

     

    On n’oublie pas quelque chose ?

    Une révélation tombe à un moment, on ne s’y attendait pas du tout, c’est un choc. Et quand on se fait à cette idée, eh bien Guillaume lui n’est pas au courant. Et nous en tant que lecteur on attend avec impatience qu’il le sache aussi.

    Vous savez ce sentiment où vous avez limite envie d’entrer dans le livre ?  C’est ce que j’ai ressenti, je me demandais « mais qu’est-ce qu’il va en penser ce pauvre Guillaume ? » Enfin, vous comprendrez ce que je veux dire quand vous lirez ce passage.

    Et puis toute cette histoire de disparition, qui en est l’auteur, pourquoi avoir fait ça. Et vous vous souvenez du « corps inerte de la femme sur les marches » ?

    Je l’avais presque oubliée, eh bien on se demande aussi qui est-elle. Quand on le sait enfin, on se demande comment elle est morte, pourquoi elle est morte. Mais qu’est-ce qui s’est bien passé ?

    Vous voyez, que des questions tout au long de ce livre.

    Je dois avouer que la fin m’a laissé sur ma faim. Ça été dur à avaler, moi qui suis toujours en quête de justice. Mais d’autres apprécieront sûrement.

     

    Si vous voulez découvrir ce que j’ai ressenti et surtout vraiment découvrir ce qui se cache derrière le livre (parce que je ne vous dis rien hein ^^), alors sautez le pas et achetez-le !

  • « John Fade, l’affaire Johan Jones » de Grégory Bryon

    « John Fade, l’affaire Johan Jones » de Grégory Bryon

    ★★★★☆ 

    John Fade est un détective privé du 23e siècle exerçant à New Boston. Ancien policier, il se sert de son expérience et de ses relations pour retrouver des personnes disparues. Alors qu’il est à la recherche d’un écrivain, son ancienne amie Johan refait surface dans sa vie, mais pas de la manière dont il aurait souhaité. Arrivera-t-il à résoudre le mystère qui plane autour d’elle ?

    « John Fade » est une série de nouvelles de polar-SF dont « L’affaire Johan Jones » est le premier volume.

    Personnages : John Fade

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    L’affaire Johan Jones : ce que j’en pense

    Un autre indépendant découvert grâce à SP  et nous sommes voisins ! Eh oui Grégory Bryon est un auteur indépendant breton spécialisé dans la SF, la Fantasy et les Polar comme il le dit sur son site d’auteur. Vous trouverez donc ses autres écrits sur son site ou sur Amazon.

    J’ai vraiment apprécié qu’il me propose de lire sa dernière nouvelle SF John Fade.

    L’univers John Fade

    « Il s’agit du premier tome d’une nouvelle / mini-roman de polar-SF, de 34 pages découpées en 8 chapitres. » Grégory Bryon.

     

    On suit le détective privé John Fade. Et pas n’importe quel détective car il évolue en 2260, un monde complètement différent du nôtre. Vous l’avez bien deviné, on plonge complètement dans un univers SF. 

    On découvre donc un monde futuriste, des nouvelles technologies, de la modification biologique, clonage et autres. Les addicts seront ravis de s’y retrouver. 

    L’auteur a réussi à faire découvrir son univers, à décrire ce XXIIIème siècle tout droit sorti de son imagination. Il a même inventé de nouveaux termes pour désigner certains objets que vous identifierez facilement.

    C’est ce que j’ai apprécié, moi qui n’aie pourtant pas l’habitude de ce genre d’univers. Même si j’adore Retour vers le futur.

     

    L’intrigue

    Comme il s’agit d’une nouvelle de 34 pages, l’intrigue arrive donc rapidement et se déroule de la même façon.

    John nous embarque sur une enquête un peu particulière. Tout commence par la demande d’une cliente et rapidement on découvre une histoire plus énorme que cette simple affaire.  

    John Fade est un personnage qui ressemble beaucoup à l’image qu’on se fait d’un vieux détective, même s’il n’est pas aussi vieux que cela. Il est un peu trop porté sur l’alcool, c’est un ancien policier. En somme son comportement est autodestructeur et en bon lecteur que nous sommes, nous nous demandons pourquoi.

    Eh bien, s’agissant d’une série, je suis certaine que dans les épisodes suivants on ne tardera pas à le découvrir.

    En attendant donc on se rend compte avec John que son affaire est vraiment particulière surtout qu’elle est liée à une vielle connaissance, Johan Jones.  Je pense que l’histoire développée est riche et on veut découvrir ce qui se cache réellement derrière.

    Cependant rapidement on arrive à la fin et notre détective résout l’enquête. Ce que j’ai vraiment trouvé bizarre. Mais quand on lit les dernières lignes on se dit que ça ne peut pas se terminer ainsi. C’était trop facile. Mais je pense en fait que comme les démons personnels de John, on ne tardera pas à découvrir le fin mot de l’histoire dans les livres suivants. J’ai hâte ^^.

    Le mot de fin

    Une autre chose que j’ai appréciée durant ma courte lecture, c’est l’écriture de Grégory Bryon. J’ai été la première surprise.

    En effet, l’histoire est écrite au présent, temps avec lequel je ne suis pas toujours à l’aise.  Car souvent dans les récits de ce style, certains écrivains se perdent avec le temps passé et l’imparfait, moi la première. Ici l’auteur le maîtrise plutôt bien et à la fin on ne s’en rend pas compte.

     

    Un mot sympa de la part de l’auteur

     

    N’hésitez surtout pas à visiter le site de Grégory Bryon et à revenir pour d’autres chroniques d’autoédition !

  • Comment j’ai fini par lire « La fille du train » de Paula Hawkins

    Comment j’ai fini par lire « La fille du train » de Paula Hawkins

    ★★★★

    Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

    Personnages : Rachel Watson, Anna Watson, Tom Watson, Megan Hipwell, Scott Hipwell, Kamal Abdic.

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    La fille du train : ce que j’en pense

    Ce roman me faisait de l’œil depuis un moment avant que je ne l’ouvre vraiment. En même temps, il faut dire qu’il y avait une promo monstre derrière, sans parler de l’adaptation au cinéma.

    Mais j’étais décidée à le lire avant de voir le film (que je n’ai toujours pas vu) bien que je ne sache pas vraiment de quoi il parlait (eh oui la promo était forte à ce point !).

    Finalement, une amie ayant à peu près les mêmes goûts que moi en thriller me la gracieusement prêté en mars dernier, je sais j’ai deux ans de retard, mais vaut mieux tard que jamais n’est-ce-pas ?

     

    Ce qui ressort vraiment de ma lecture

    Lorsque j’ai ouvert ce livre je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre, même après tous les éloges sur le livre. C’était un peu une première car d’habitude j’ai déjà assez d’informations sur les livres que je veux.

    Comment se sont déroulés les premiers chapitres ? Il faut le dire, c’était long, très long. Le temps de s’habituer au quotidien de Rachel, à sa personnalité. On est complètement plongé dans sa tête, on vit sa vie d’alcoolique paumée qui a du mal à tourner la page après son divorce ainsi qu’à la vie imaginaire qu’elle invente aux Hipwell. Ça peut paraître bizarre pour certains, mais j’ai apprécié « les films » qu’elle se faisait sur la vie de ce couple. 

     

    Nous sommes tous des voyeurs. Les gens qui prennent le train tous les jours pour se rendre au travail sont les mêmes partout dans le monde : chaque matin et chaque soir, nous sommes installés sur notre siège, à lire le journal ou écouter de la musique ; nous observons d’un œil absent les mêmes rues, les mêmes maisons et, de temps à autre, nous apercevons un éclair de la vie d’un inconnu. Alors on se tord le cou pour mieux voir.

     

    D’une certaine façon, le fait qu’on soit dans la tête de Rachel, nous permet de comprendre son incohérence d’alcoolique tandis que dans le cas contraire on l’aurait facilement jugé. Mais à certains passages elle était vraiment agaçante (je ne sais pas pourquoi les personnages principaux me font toujours cet effet).

    Autant j’ai compati avec Rachel, autant Megan m’a énervé sans parler de Anna que j’avais envie d’étrangler.

     

    On lit, on tourne les pages et on arrive à pratiquement la moitié du roman (on a bien passé les 100 premières pages à ce point) et c’est LÀ que l’action commence un peu. Il faut avouer que si on n’a pas beaucoup de patience, on abandonne rapidement le livre avant d’en arriver là, parce qu’en réalité Rachel est juste une grande paumée de la vie et nous, lecteurs voulons de l’action pardi !

    En réalité on ne jettera pas entièrement la pierre à l’auteur. Car malgré cela, elle nous a quand même glissé des informations sur Rachel, Anna et Tom qui donnent envie d’en savoir plus, notamment la cause de l’alcoolisme de Rachel.

    Après un certain moment, quand on ne s’y attend pas du tout, on quitte Rachel pour plonger dans l’intimité de Megan et ensuite dans celle de Anna et on alterne pendant un moment, ce qui je pense contribue aussi au suspense, au fait qu’on veuille savoir ce qui se passe ensuite.

     

    Qui a tué Megan ?

    Je ne dirai pas être surprise de l’identité de l’assassin, j’avais commencé à m’en douter même si c’était très difficile à déterminer, même aux trois quarts du livre. Au dernier moment, je me suis même mise à soupçonner un personnage que je ne suspectais pas jusqu’à lors.

    À la fin je voulais surtout connaître les motifs du crime et savoir comment Rachel allait s’en sortir dans sa vie une fois l’assassin démasqué.
    La fin m’a quelque peu laissé baba, sans que je ne sache exactement pourquoi mais j’ai été bizarrement surprise.

    Je ne qualifierais pas ce roman de thriller haletant qui vous fera monter la température (quoique à certains passages si) et sursauter à tous les coups. Il s’agit plutôt d’un thriller psychologique, surtout qu’on est bien plongé dans la vie privée des personnages. On ressent bien leurs émotions, leurs doutes, leurs peurs et leurs déceptions. Cependant l’intrigue est tellement bien menée qu’on n’a pas envie de lâcher le livre, que j’ai même dû prendre ma soirée avant de rentrer chez moi après mon retour en bus du boulot pour terminer les trente dernières pages qui me restaient à lire.

     

    Le mot de fin ?

    Ce livre mérite bien les quatre étoiles que je lui aie décerné car j’ai eu du mal à le lâcher, je me suis attachée accrochée aux personnages (dans le bon comme le mauvais sens) et… Je m’en souviens encore !

     

    Avez-vous lu « La fille du train » ou comptez-vous le lire bientôt ? Dites-moi votre ressenti.

    À bientôt pour d’autres chroniques !