Catégorie : Chronique/Critique

  • « Le langage des fleurs », Erika Boyer

    « Le langage des fleurs », Erika Boyer

    ★★★★

    Rose est dans une relation amoureuse qui ne la satisfait pas mais à laquelle elle ne parvient pas à mettre un terme. Elle supporte le comportement souvent abusif de son petit ami et se concentre sur ce qui a de l’importance pour elle, à savoir, la boutique qu’elle a héritée de son père. Mais le beau Ethan va venir mettre son coeur à l’envers et chambouler le faible équilibre de sa vie.

    Rose se laissera-t-elle cueillir par ce bel inconnu tatoué au charme indéniable ? Arrivera-t-elle enfin à se libérer de cette relation sans amour qui la lie à un homme dont elle pense être redevable ?

    Une chose est sûre, l’été s’annonce plein de promesses et les mystérieuses livraisons de fleurs dont la jeune femme est gratifiée seront aussi surprenantes que réconfortantes.

    Personnages : Rose, Ethan, Stecy, Lucas et Mickael.

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    Erika Boyer, qui est-elle ?

    Erika Boyer est un auteur indépendant, donc qui édite et publie elle-même ses livres. Elle est connue pour son premier roman Pardon que j’ai eu l’occasion de lire et qui est un succès. Donc lorsqu’elle a cherché des chroniqueurs pour lire son nouveau roman en avant-première, je n’ai pas hésité. Vous l’aurez deviné depuis le temps, je soutiens l’auto-édition*.

    Je tiens donc à remercier Erika qui est si gentille, de m’avoir fait découvrir son nouveau roman en avant-première. Et cela demande de la confiance que de laisser quelqu’un lire son roman avant sa publication.

    Vous trouverez plus d’informations sur ses livres et elle, sur son site web : erikaboyer.com

     

    Par où commencer ?

    D’abord prenons une minute de silence pour la couverture….

    Elle est tout simplement magnifique. Lorsque je l’ai vu je l’ai seulement trouvée belle, il faut dire que je n’avais pas encore commencer à lire le livre. Mais avec ma lecture, je l’ai trouvée époustouflante. Cette image raconte une histoire.

    Je ne sais pas si je me prends un peu trop pour une élève en histoire de l’art, mais dans cette couverture j’ai retrouvé Rose, sa fragilité et sa force en même temps. J’avais l’impression que ça montrait aussi son chemin vers la liberté, comment elle s’affirme.

            FIN DE LA MINUTE DE SILENCE 

    Avec Erika Boyer on voyage. Déjà dans Pardonelle nous avait fait visiter Bordeaux. Ici c’est la même chose, dès les premières pages on découvre Lacanau-Océan (que je ne connaissais pas) la ville dans laquelle évoluent les personnages, ses paysages, sa mer, sa chaleur et son bon temps en été.

    On suit donc l’histoire d’amour entre Rose et Ethan, qui arrive très vite, n’oublions pas que Rose est en couple comme vous pouvez le lire dans le résumé. Ça m’a d’abord dérangé que les choses se passent aussi vite, mais finalement ça permet à l’histoire de ne pas traîner en longueurs.

    Le personnage de Rose est quelqu’un qui se laisse marcher dessus par son compagnon mais n’hésite pas à se défendre devant Ethan.
    Quand j’ai remarqué ça, je me suis dit « encore un cliché ». Mais j’avais tort. Parce qu’au fond Rose à des motivations plus profondes, elle veut à tout prix être « gentille » et plus tard durant la lecture on comprend pourquoi.

     

    Je ne suis pas comme mon père. Lui était profondément gentil et bienveillant, moi je fais juste semblant parce que je veux lui ressembler.

    Ethan c’est le « bad boy tatoué » mais pas vraiment. Parce que Ethan est en réalité très attaché à sa sœur et sa mère. Ethan c’est celui qui s’inquiète pour Rose et veut être avec elle, même s’il pense ne pas être assez bien.

    A certains moments, ce qui veut dire souvent, Ethan me donnait des envies de meurtre. Comment pouvait-il être aussi aveugle et faire souffrir Rose ?

    Mais derrière cette histoire se rajoute d’autres choses, sinon ce ne serait pas drôle n’est-ce-pas ?

     

    Les autres

    Il y a donc la présence malveillante de Mikael, le copain de Rose qui est un vrai vautour. Le personnage de Stecy est aussi très intéressant parce qu’elle cache des blessures profondes de son passé.

    Stecy est un personnage que j’ai vraiment apprécié car malgré ce qu’elle a vécu, on ressent sa gentillesse, son attachement pour Rose. Mais mon gros coup de cœur durant toute ma lecture a été Lucas.

    Lucas est un personnage si mystérieux et complexe, j’ai eu l’impression qu’il l’était plus que Stecy. Il a un secret et tout le long de l’histoire on se demande ce que ça peut être. A chaque fois je m’attendais à avoir une révélation sur lui. Mais non. Jusqu’au bout j’ai espéré mais en vain. J’étais prête à me plaindre auprès de l’auteur, quand j’ai vu la surprise qu’elle nous a réservée. Merci Erika ^^.

     

    Le langage des fleurs ?

    Eh oui parce que cette histoire parle d’amour mais aussi de fleurs. Ce qui pourrait sembler très fleur bleue pour certains. Des fleurs qui ont chacune une signification, des fleurs qui accompagnent Rose.

    Le langage des fleurs c’est sa magnifique couverture. Je vous aie dit que je pensais que la couverture me faisait penser à Rose, sa force, oui peut-être, mais je me suis trompée. Cela concerne aussi un autre personnage tout aussi important dans l’histoire, à vous de découvrir qui.

    Ce roman n’est pas juste une histoire d’amour comme les autres parce qu’on voit que l’auteur a effectué un vrai travail de fond. Tout d’abord pour Lacanau, Erika BOYER nous a tellement bien décrit le lieu où se déroule l’histoire que j’avais l’impression d’y être. Je situais la boutique de Rose (je suis sûre que je me trompe totalement ^^), on arrive à y être transporté, on veut y aller.

    De plus, son travail est remarquable aussi pour les fleurs citées tout le long de l’histoire, elle nous montre qu’elle ne les a pas choisis au hasard. Chacune avait son importance dans l’histoire.

    Le mot de fin ? J’ai fait une belle découverte dans Le langage des fleurs. Un deuxième succès pour l’auteur après Pardon.
    La plume d’Erika Boyer est toujours aussi fluide et agréable à lire.

     

    *Si vous voulez-en apprendre plus sur l’autoédition, Mélanie du blog « L’évasion littéraire » a fait un super-article sur le sujet que vous trouverez ici.

  • « John Fade, l’affaire Johan Jones » de Grégory Bryon

    « John Fade, l’affaire Johan Jones » de Grégory Bryon

    ★★★★☆ 

    John Fade est un détective privé du 23e siècle exerçant à New Boston. Ancien policier, il se sert de son expérience et de ses relations pour retrouver des personnes disparues. Alors qu’il est à la recherche d’un écrivain, son ancienne amie Johan refait surface dans sa vie, mais pas de la manière dont il aurait souhaité. Arrivera-t-il à résoudre le mystère qui plane autour d’elle ?

    « John Fade » est une série de nouvelles de polar-SF dont « L’affaire Johan Jones » est le premier volume.

    Personnages : John Fade

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    L’affaire Johan Jones : ce que j’en pense

    Un autre indépendant découvert grâce à SP  et nous sommes voisins ! Eh oui Grégory Bryon est un auteur indépendant breton spécialisé dans la SF, la Fantasy et les Polar comme il le dit sur son site d’auteur. Vous trouverez donc ses autres écrits sur son site ou sur Amazon.

    J’ai vraiment apprécié qu’il me propose de lire sa dernière nouvelle SF John Fade.

    L’univers John Fade

    « Il s’agit du premier tome d’une nouvelle / mini-roman de polar-SF, de 34 pages découpées en 8 chapitres. » Grégory Bryon.

     

    On suit le détective privé John Fade. Et pas n’importe quel détective car il évolue en 2260, un monde complètement différent du nôtre. Vous l’avez bien deviné, on plonge complètement dans un univers SF. 

    On découvre donc un monde futuriste, des nouvelles technologies, de la modification biologique, clonage et autres. Les addicts seront ravis de s’y retrouver. 

    L’auteur a réussi à faire découvrir son univers, à décrire ce XXIIIème siècle tout droit sorti de son imagination. Il a même inventé de nouveaux termes pour désigner certains objets que vous identifierez facilement.

    C’est ce que j’ai apprécié, moi qui n’aie pourtant pas l’habitude de ce genre d’univers. Même si j’adore Retour vers le futur.

     

    L’intrigue

    Comme il s’agit d’une nouvelle de 34 pages, l’intrigue arrive donc rapidement et se déroule de la même façon.

    John nous embarque sur une enquête un peu particulière. Tout commence par la demande d’une cliente et rapidement on découvre une histoire plus énorme que cette simple affaire.  

    John Fade est un personnage qui ressemble beaucoup à l’image qu’on se fait d’un vieux détective, même s’il n’est pas aussi vieux que cela. Il est un peu trop porté sur l’alcool, c’est un ancien policier. En somme son comportement est autodestructeur et en bon lecteur que nous sommes, nous nous demandons pourquoi.

    Eh bien, s’agissant d’une série, je suis certaine que dans les épisodes suivants on ne tardera pas à le découvrir.

    En attendant donc on se rend compte avec John que son affaire est vraiment particulière surtout qu’elle est liée à une vielle connaissance, Johan Jones.  Je pense que l’histoire développée est riche et on veut découvrir ce qui se cache réellement derrière.

    Cependant rapidement on arrive à la fin et notre détective résout l’enquête. Ce que j’ai vraiment trouvé bizarre. Mais quand on lit les dernières lignes on se dit que ça ne peut pas se terminer ainsi. C’était trop facile. Mais je pense en fait que comme les démons personnels de John, on ne tardera pas à découvrir le fin mot de l’histoire dans les livres suivants. J’ai hâte ^^.

    Le mot de fin

    Une autre chose que j’ai appréciée durant ma courte lecture, c’est l’écriture de Grégory Bryon. J’ai été la première surprise.

    En effet, l’histoire est écrite au présent, temps avec lequel je ne suis pas toujours à l’aise.  Car souvent dans les récits de ce style, certains écrivains se perdent avec le temps passé et l’imparfait, moi la première. Ici l’auteur le maîtrise plutôt bien et à la fin on ne s’en rend pas compte.

     

    Un mot sympa de la part de l’auteur

     

    N’hésitez surtout pas à visiter le site de Grégory Bryon et à revenir pour d’autres chroniques d’autoédition !

  • « Sur le seuil », une nouvelle de Loïc Dossèbre

    « Sur le seuil », une nouvelle de Loïc Dossèbre

    ★★★ ☆ ☆

    Un visiteur étrange, chaque semaine – à la même heure –, frappe à la porte d’un vieil homme reclus dans son appartement. Celui-ci n’a pas le temps d’ouvrir que la chose, déjà, se volatilise. Il s’inquiète et au fil des jours sombre peu à peu dans la paranoïa… 

    Personnages : Le vieil homme

     En lecture gratuite sur le site de l’auteur ici

     

    Sur le seuil : ce que j’en pense

    Loïc Dossèbre est un jeune auteur indépendant que j’ai découvert grâce à SP. Il partage gratuitement ses écrits sur son site Internet. Vous pourrez donc lire ici sous quelles conditions. Je pense que c’est une belle initiative surtout pour un jeune auteur.

    Je le remercie donc de m’avoir proposé de lire sa nouvelle Sur le seuil, dont le résumé m’avait interpellé.

     

    Sur le seuil

    Cette courte histoire nous permet de suivre le quotidien d’un vieil homme reclus. Qui a peur de la foule, déteste ses voisins, déteste sa vie, son appartement. Mais. Aime les livres? !

    La lecture se fait très rapidement (c’est quand même trente pages, vous n’allez pas bouder ^^)

    Vous l’aurez donc deviné au résumé, il s’agit d’une nouvelle à suspense. Notre cher vieil homme donc reçoit une visite inattendue. Mais surprise, surprise, il ne sait pas qui se trouve derrière la porte.

     

    On se pose des questions

    On ressent l’angoisse du protagoniste. Durant notre lecture, nous accompagnons le vieil homme durant toutes ses phases de paranoïa et de nervosité. Car oui, en lisant on se rend bien compte que le bougre est un peu trop méfiant.

    On veut donc savoir qui est le mystérieux visiteur. Grâce à quelques indices, j’ai commencé à soupçonner son identité mais je n’étais pas sûre.

    Sur les dernières pages j’ai ressenti un grand malaise. En fait l’écriture de Loïc y contribue beaucoup. La façon dont il écrit et même la description des sentiments du personnage fait que nous devenons mal-alaise. J’ai commencé à me demander si ce que voyait le protagoniste était réel ou ses tendances paranoïaques avaient juste atteint un certain niveau.

    Pour finir on découvre la vérité, mais j’ai bien aimé que le personnage lui s’accroche à ce qu’il pense être sa réalité.

     

    Comme je vous l’ai dit plus haut, l’auteur partage ses écrits. Donc n’hésitez surtout pas à visiter son site pour lire la nouvelle ou découvrir ces autres écrits, ça vaut le coup.

    A bientôt !