Catégorie : Chronique/Critique

  • Faites une pause poésie avec « L’Essentiel » de Frédéric Marcou

    Faites une pause poésie avec « L’Essentiel » de Frédéric Marcou

    ★★★★☆

    Une anthologie sur mes dix ans en tant qu’auteur (2005-2015), plus des inédits et quelques dessins originaux.

    Acheter

     

    L’essentiel : ce que j’en pense

    Je me suis de nouveau plongée dans de la poésie avec L’Essentiel de Frédéric Marcou. Il s’agit d’une anthologie regroupant ses poèmes sur dix ans.

    Vous connaissez déjà Frédéric que je vous avais précédemment présenté avec son receuil de poèmes Bienvenue dans le monde nouveau.

    Je vous propose donc de vite découvrir mon avis sur cette anthologie.

     

    Des mots enchanteurs

    Contrairement à Bienvenue dans le monde réel, je n’ai pas été perdue avec L’Essentiel.

    Le recueil est assez structuré par parties avec un petit résumé avant chacune d’elles pour les annoncer.

    L’auteur aborde plusieurs sujets, divers styles de poésies. Que ce soit des vers ou de la prose, chose que j’ai vraiment apprécié. Une de fois de plus, il nous emmène dans plusieurs univers.

    Que ce soit lorsqu’il parle d’amour ou encore de nous, notre rapport au monde, à la vie. J’ai beaucoup aimé certains poèmes. Je peux vous citer les deux poèmes « Au temps du coeur »par exemple qui parle du fait de prendre du temps. Du temps pour tout en fait, un poème très beau.

    Tout comme, « Ô, espoir perdu » et « Juste un sentiment comme ça ». Voilà des poèmes qui m’ont particulièrement fait écho en moi.

    Avec cette deuxième expérience avec Frédéric Marcou, je commence vraiment à me dire que dans les temps à venir je vais de plus en plus lire de la poésie. Genre que je ne connais malheureusement pas assez, pour ne pas dire pas du tout.

     

    Un avis objectif ?

    Vous le savez maintenant, lorsque j’aime une lecture, je le dis. Tout comme je le fais dans le cas contraire. 

    Alors, ma première expérience avec l’auteur ne s’était pas bien déroulée. J’étais perplexe à la fin de ma lecture. Mais avec cette anthologie, je ne peux que vous dire de foncer si vous aimez le genre.

    Je ne dirai pas non plus que j’ai apprécié tous les poèmes, après tout je m’initie au genre et j’ai mes préférences.  Cependant, ceux que j’ai moins apprécié sont en minorité.

    Autre point, si vous avez peur d’entrer dans le monde des poètes, rassure-vous. L’anthologie fait une centaine de pages mais pourtant la lecture se fait rapidement.

     

    Pour terminer, je tiens à remercier Frédéric de m’avoir donné une nouvelle chance de découvrir sa plume. J’ai fait un beau voyage.

    Et à vous, je dis : portez-vous bien et à très vite !

  • Cette fois où j’ai bouffé tous mes ongles à cause de Bridget Page

    Cette fois où j’ai bouffé tous mes ongles à cause de Bridget Page

    ★★★★★

    Depuis longtemps fasciné par les sociopathes, Gildas Gabin a obtenu un certificat de Sciences Criminologiques avant d’intégrer la Police. Confronté très rapidement à une affaire de meurtres en série, ses connaissances, conjuguées à des capacités sensorielles hors norme, lui ont permis de se bâtir une réputation qui l’amène désormais à intervenir aux quatre coins de l’Europe.

    C’est dans ce cadre que l’on fait appel à lui pour résoudre une série de meurtres sur La Rochelle, une ville reliée au pire de ses souvenirs et au plus cuisant de ses échecs. Timothy Blake est officiellement infirmier anesthésiste intérimaire. C’est du moins ainsi qu’il apparaît à sa femme, Rachel. Mais la réalité est tout autre. Tim a des besoins très particuliers et un hobby peu commun : il tient de son père un lourd héritage qu’il s’efforce de perpétuer, y travaillant sans relâche depuis bientôt dix ans. Désormais, Tim se sent prêt à voler de ses propres ailes, quitte à se dédouaner des consignes paternelles, à surfer sur les vagues de la décadence, à repousser les limites de la cruauté, mais aussi celles de sa propre jubilation…

    Timothy Blake nous entraîne au cœur de sa sordide passion, tandis que Gildas Gabin s’efforce de débusquer l’« artiste » et de stopper l’hémorragie. Privé de ses aptitudes si particulières, hanté par un spectre qui obscurcit son jugement, il lui faudra résoudre l’énigme de son passé pour mettre le point final à la série sanglante qui terrorise La Rochelle. Entre haine et fascination, les deux hommes se lancent dans une course-poursuite qui les mènera au plus intime secret de l’autre, les faisant basculer dans un affrontement personnel irréversible dont la mort pourrait s’avérer l’ultime issue.

    Personnage : Timothy, Gildas, Jeanne…

    Acheter

     

    Timothy Blake : ce que j’en pense

    Le week-end dernier je suis de nouveau tombée amoureuse.

    Vous l’aurez deviné, j’ai plongé cœur et âme dans ce roman. Je n’ai pas vu les pages se tourner et lorsque je suis arrivée à la fin, je suis tombée de haut.

    D’abord laissez-moi vous parler de la personne qui a créée Timothy Blake (je suis sadique n’est-ce pas ?).

    C’est donc Bridget Page qui a sorti ce petit bijou de son esprit et l’a partagé avec le reste du monde en juillet dernier. Il s’agit là de son troisième roman et il a été finaliste au concours le Thriller VSD. Ses premiers romans étant Diary of Rebirth, une romance sombre et Sur la Ligne.

    Il est maintenant temps de plonger au cœurs du massacre…

     

    Timothy Blake donc…

    Ce roman est un thriller bien tordu et sadique comme je les aime.

    J’entends par là qu’on lit notre petit roman tout doucement en s’attendant à découvrir des surprises. Mais on y va doucement. Il y a une série de meurtres, on se dit que c’est normal.

    On avance et fait la connaissance du policier en charge de l’enquête. Là encore pas trop de surprise. Incompréhension de la part des forces de l’ordre, des meurtres bien mis en scène. C’est la pagaille. Classique dans un thriller policier.

    Et là, on apprend petit à petit à connaître l’auteur de ces meurtres. On entre dans sa tête, sa vie privée, ses pensées et on découvre tout. Et surprise surprise, il ne s’agit pas d’un fou comme les autres (ils le sont tous non ?).

    Non, le Timothy Blake, notre tueur donc, est malin et sait ce qu’il faut faire pour ne pas se faire démasquer.  Il agit sous le nez de tout le monde, même de la police qui ne se doute de rien. Ingénieux vous direz.

    Mais ce qui l’es encore plus, c’est la manière dont l’auteur le met en scène. J’étais scotchée.

     

    Un thriller bien sanglant et dérangé

    Les descriptions des meurtres sont bien précises, dans tous les détails macabres, du début à la fin. L’auteur a bien pris le soin de faire des recherches qui rendent crédibles le modus operandi de Timothy. À aucun moment on a l’impression que les choses tombent comme un cheveu sur la soupe. Pareil pour la folie de Timothy Blake.

    Sa façon de raisonner, de réfléchir est tout simplement indescriptible. Sans mentionner qu’il arrive à tourner les situations à son avantage. Je me demande encore si le pire sont ses meurtres ou sa façon de voir la vie et ce qu’il fait. Aucune idée. Dans tous les cas, il est brillant.

    Jusqu’à maintenant je vous vante les mérites du tueur en série sans m’être trop attardée sur les policiers sur l’enquête. Celui qui mène l’enquête c’est Gildas Gabin, et ce mec est tout aussi grandiose que le meurtrier. C’est un enquêteur hors du commun qu’on suit dans cette traque. Il est un peu, la dernière carte de la police qui n’arrive pas à résoudre ces meurtres. 

    Lui aussi a ses problèmes personnels tout comme il s’implique très vite dans l’enquête. Très vite, les deux protagonistes se lancent dans un duel mortel. À celui qui est le plus intelligent et qui démasquera l’autre le premier. C’est tout simplement fou. D’où cette fin qui m’a prise au dépourvu. Franchement, je ne m’y attendais pas.

    Mais une chose est sûre, c’est que Timothy Blake est un thriller bien sanglant. Avec son lot de meurtres aussi morbides et étranges les uns des autres mais tellement addictif, qu’on ne le lâche plus.

     

    Une fin angoissante ?

    Lorsque vous passerez le cap des cent premières pages, vous aurez l’impression que la fin est proche. Que Timothy sera bientôt démasqué. Vous n’aurez pas pu vous tromper plus.

    Au contraire, les choses s’accélèrent mais en même temps ne semblent pas vouloir atteindre le point culminant. Non Bridget Page est sadique et prend un malin plaisir à nous faire attendre.

    Ainsi arrivé près du dénouement final, elle nous rajoute d’autres éléments durs à avaler et dont on se serait bien passé. Mais bon, ce ne serait pas drôle n’est-ce pas, ni un bon thriller. Pourtant j’ai cru devenir folle.

    D’autre part, j’ai particulièrement apprécié son écriture. Sauf à certains passages, mais ce n’est pas dérangeant. Elle arrive rapidement à nous faire plonger dans l’histoire dans cette course après la montre. La psychologie des différents personnages qu’elle a pu créer est impressionnante. 

    J’avais un peu l’impression d’être devant un épisode d’Esprits Criminels (que les fans de la série se manifestent ^^). Addictif. Je suis certaine que l’histoire vous plaira autant que ça l’a été pour moi.

     

    Merci encore à Bridget pour ce petit voyage sympathique. De quoi combler les mordus de thriller.

    Portez-vous bien et à très vite pour une autre chronique !

  • Un jour j’ai assisté à l’autopsie d’un cœur avec Karine Haulin

    Un jour j’ai assisté à l’autopsie d’un cœur avec Karine Haulin

    ★★★★★

     » Il m’a quittée ce matin.

    Je me rappelle le bruit grinçant de la porte qui se referme sur son corps frêle.
    Corps soudain vêtu de transparence.
    La mine basse et les gestes hésitants.
    Et la voix mal assurée, tremblotante. Quelques mots simples mais violents, foudroyants.

    Tombé amoureux- Une autre- Désolé- Partir.

    Ces mots, ils pouvaient exister pour les autres. Mais ni lui ni moi n’aurions dû pouvoir les prononcer. Ces mots, il n’aurait pas dû les connaître. Je le regarde et c’est un étranger que je vois. Un enfant gauche, maladroit, ne parvenant pas à soutenir mon regard. Un corps mou qui ne cherche qu’à fuir.
    Il est déjà dans une autre vie, loin de la mienne. Il n’est que faiblesse à ce moment précis.
    Une ombre qui s’efface dans l’obscurité d’un couloir.
    Huit années de ma vie qui s’envolent aussi vite qu’une feuille dans le vent de l’automne ».

    C’est ainsi que Marie décrit le départ de Pierre, départ qui signe pour cette femme de presque quarante ans le début d’une descente aux enfers. Entre détresse, solitude, souvenirs obsédants et questionnements, elle va tenter de se relever, jour après jour, tant bien que mal. Mais certains événements vont rendre cette tâche difficile.

    Bienvenue au plus près d’un cœur brisé, un cœur amoureux.

    Personnage : Marie

    Acheter

     

    Autopsie d’un coeur amoureux : ce que j’en pense

    Me voilà de retour pour vous présenter un nouveau livre, ça faisait longtemps n’est-ce pas ?

    Je suis sûre que le titre vous intrigue déjà : « Autopsie d’un cœur amoureux« .

    Eh oui, moi aussi j’avais été interpellée par le titre. Ainsi lorsque Karine Haulin m’a proposé de le lire en service presse, j’ai dit oui. Et je suis contente de mon choix. Merci Karine pour cette belle découverte :).

    Mais avant de vous en dire plus, je me dois de vous présenter l’auteur.

    Karine Haulin une écrivaine française ayant déjà publié certains de ses textes sur le site ShortEdition, dans la revue Méninge ou dans des recueils collectifs (Les dossiers d’Aquitaine- Les Flammes Vives- Prix Lucien Laborde des Editions Ella). Il s’agissait de poèmes et nouvelles. Ainsi « Autopsie d’un coeur amoureux » est son premier roman publié en 2017 en auto-édition.

    Place à l’émerveillement !

     

    Comment autopsier un cœur amoureux ?

    Je dois vous dire que je n’ai pas vu les pages se tourner durant ma lecture. Arrivée à la dernière page, je me suis sentie démunie parce que c’était déjà fini.

    Tout ça pour vous dire que c’est une histoire qui se lit rapidement mais qui est tellement profonde et addictive qu’on ne veut pas que ça se termine.

    Vous l’aurez deviné, il s’agit d’une romance contemporaine. Cependant au lieu de parler d’un amour naissant, c’est le déclin d’une relation amoureuse qu’on lit. Mais encore, dire déclin est un bien grand terme, car l’histoire d’amour de Marie, notre héroïne est belle et bien terminée.

    Nous, petit(e) lecteur/lectrice que nous sommes, arrivons au moment où Marie « pleure toutes les larmes de son corps ». On ne sait pas en fait comment était son couple, si ce n’est à travers ses souvenirs. Tout au long du livre, elle essaie de trouver pourquoi et comment leur histoire en est arrivée là.

    Je trouve que le titre du livre est approprié à son contenu. Parce que c’est exactement ce que fait Marie, elle réalise une autopsie de sa relation amoureuse. Elle dissèque toute leur histoire et s’accroche à cet amour perdu. Et nous, en bon voyeur que nous sommes ^^, nous disséquons cette relation avec elle.

    L’auteur nous donne accès à tous les sentiments profonds de Marie. Rien ne nous est caché, ce qui fait qu’on est les premiers spectateurs de sa douleur tandis qu’elle le cache à ses proches.

     

    Encore une autre rupture ?

    Je suis tombée amoureuse de ce livre. Bizarre à dire n’est-ce pas ?

    Et pourtant c’est le cas. J’ai vraiment aimé passer mon temps dans les pensées de Marie. Et je trouve que c’est une romance peu commune parce qu’on aborde le sujet de la rupture. Pas juste dans une partie du livre, mais du début à la fin. Ce que je trouve fascinant.

    Également le fait, d’être vraiment au contact de la peine quotidienne de l’héroïne. De la voir sombrer dans la dépression, s’auto-analyser, espérer et retomber encore plus bas. Mais finalement se relever et avancer.

    Je pense que je suis définitivement le genre de personne qui aime les romans d’amour tristes. Peut-être vous souvenez-vous qu’avec Nous danserons encore sous la pluie, c’était pareil. J’avais aimé lire cette histoire d’un amour tragique et compliqué. D’ailleurs Autopsie d’un cœur amoureux me fait beaucoup penser à ce livre, bien que les deux ne se terminent pas de la même façon.

    C’est ça Autopsie d’un cœur amoureux pour moi.

     

    Si comme moi, vous êtes friand(e) de ce genre d’histoire d’amour, je ne peux que vous dire de foncer. Vous ne serez pas déçu(e) vous verrez.

    Portez-vous bien et à très vite pour une autre chronique !