Catégorie : Contemporaine

  • Un jour j’ai assisté à l’autopsie d’un cœur avec Karine Haulin

    Un jour j’ai assisté à l’autopsie d’un cœur avec Karine Haulin

    ★★★★★

     » Il m’a quittée ce matin.

    Je me rappelle le bruit grinçant de la porte qui se referme sur son corps frêle.
    Corps soudain vêtu de transparence.
    La mine basse et les gestes hésitants.
    Et la voix mal assurée, tremblotante. Quelques mots simples mais violents, foudroyants.

    Tombé amoureux- Une autre- Désolé- Partir.

    Ces mots, ils pouvaient exister pour les autres. Mais ni lui ni moi n’aurions dû pouvoir les prononcer. Ces mots, il n’aurait pas dû les connaître. Je le regarde et c’est un étranger que je vois. Un enfant gauche, maladroit, ne parvenant pas à soutenir mon regard. Un corps mou qui ne cherche qu’à fuir.
    Il est déjà dans une autre vie, loin de la mienne. Il n’est que faiblesse à ce moment précis.
    Une ombre qui s’efface dans l’obscurité d’un couloir.
    Huit années de ma vie qui s’envolent aussi vite qu’une feuille dans le vent de l’automne ».

    C’est ainsi que Marie décrit le départ de Pierre, départ qui signe pour cette femme de presque quarante ans le début d’une descente aux enfers. Entre détresse, solitude, souvenirs obsédants et questionnements, elle va tenter de se relever, jour après jour, tant bien que mal. Mais certains événements vont rendre cette tâche difficile.

    Bienvenue au plus près d’un cœur brisé, un cœur amoureux.

    Personnage : Marie

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    Autopsie d’un coeur amoureux : ce que j’en pense

    Me voilà de retour pour vous présenter un nouveau livre, ça faisait longtemps n’est-ce pas ?

    Je suis sûre que le titre vous intrigue déjà : « Autopsie d’un cœur amoureux« .

    Eh oui, moi aussi j’avais été interpellée par le titre. Ainsi lorsque Karine Haulin m’a proposé de le lire en service presse, j’ai dit oui. Et je suis contente de mon choix. Merci Karine pour cette belle découverte :).

    Mais avant de vous en dire plus, je me dois de vous présenter l’auteur.

    Karine Haulin une écrivaine française ayant déjà publié certains de ses textes sur le site ShortEdition, dans la revue Méninge ou dans des recueils collectifs (Les dossiers d’Aquitaine- Les Flammes Vives- Prix Lucien Laborde des Editions Ella). Il s’agissait de poèmes et nouvelles. Ainsi « Autopsie d’un coeur amoureux » est son premier roman publié en 2017 en auto-édition.

    Place à l’émerveillement !

     

    Comment autopsier un cœur amoureux ?

    Je dois vous dire que je n’ai pas vu les pages se tourner durant ma lecture. Arrivée à la dernière page, je me suis sentie démunie parce que c’était déjà fini.

    Tout ça pour vous dire que c’est une histoire qui se lit rapidement mais qui est tellement profonde et addictive qu’on ne veut pas que ça se termine.

    Vous l’aurez deviné, il s’agit d’une romance contemporaine. Cependant au lieu de parler d’un amour naissant, c’est le déclin d’une relation amoureuse qu’on lit. Mais encore, dire déclin est un bien grand terme, car l’histoire d’amour de Marie, notre héroïne est belle et bien terminée.

    Nous, petit(e) lecteur/lectrice que nous sommes, arrivons au moment où Marie « pleure toutes les larmes de son corps ». On ne sait pas en fait comment était son couple, si ce n’est à travers ses souvenirs. Tout au long du livre, elle essaie de trouver pourquoi et comment leur histoire en est arrivée là.

    Je trouve que le titre du livre est approprié à son contenu. Parce que c’est exactement ce que fait Marie, elle réalise une autopsie de sa relation amoureuse. Elle dissèque toute leur histoire et s’accroche à cet amour perdu. Et nous, en bon voyeur que nous sommes ^^, nous disséquons cette relation avec elle.

    L’auteur nous donne accès à tous les sentiments profonds de Marie. Rien ne nous est caché, ce qui fait qu’on est les premiers spectateurs de sa douleur tandis qu’elle le cache à ses proches.

     

    Encore une autre rupture ?

    Je suis tombée amoureuse de ce livre. Bizarre à dire n’est-ce pas ?

    Et pourtant c’est le cas. J’ai vraiment aimé passer mon temps dans les pensées de Marie. Et je trouve que c’est une romance peu commune parce qu’on aborde le sujet de la rupture. Pas juste dans une partie du livre, mais du début à la fin. Ce que je trouve fascinant.

    Également le fait, d’être vraiment au contact de la peine quotidienne de l’héroïne. De la voir sombrer dans la dépression, s’auto-analyser, espérer et retomber encore plus bas. Mais finalement se relever et avancer.

    Je pense que je suis définitivement le genre de personne qui aime les romans d’amour tristes. Peut-être vous souvenez-vous qu’avec Nous danserons encore sous la pluie, c’était pareil. J’avais aimé lire cette histoire d’un amour tragique et compliqué. D’ailleurs Autopsie d’un cœur amoureux me fait beaucoup penser à ce livre, bien que les deux ne se terminent pas de la même façon.

    C’est ça Autopsie d’un cœur amoureux pour moi.

     

    Si comme moi, vous êtes friand(e) de ce genre d’histoire d’amour, je ne peux que vous dire de foncer. Vous ne serez pas déçu(e) vous verrez.

    Portez-vous bien et à très vite pour une autre chronique !

  • La fois où j’ai dansé sous la pluie, encore et encore avec Valérie Bel

    La fois où j’ai dansé sous la pluie, encore et encore avec Valérie Bel

    ★★★★★

    L’amour n’est-il tissé que de promesses et de souvenirs ?

    Marie et Damien viennent de fêter leurs trente ans. Ils s’aiment depuis l’adolescence. Ils ont plein de projets pour l’avenir.
    Mais Damien est victime d’un accident. Il est frappé d’amnésie. Il a tout oublié… Jusqu’à Marie. Que peut devenir leur amour dans ces conditions ?

    Ce roman raconte le combat d’une femme pour sauver son amour et, sans doute, une part d’elle-même.

    Personnages : Marie, Damien, Claire, Paul, Olivier, Christophe… 

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    Nous danserons encore sous la pluie : ce que j’en pense

    Bonjour à tous en ce beau jour d’Automne,

    J’espère que vous profitez tous des belles feuilles colorées, même si mortes. Elles sont particulièrement belles à ce moment-là… Enfin trêves de poésie !

    Aujourd’hui j’aimerais vous parler de ma dernière lecture. Un véritable coup de cœur, mon cœur faible et mon pyjama mouillé de larmes peuvent en témoigner.

    Je remercie vraiment Valérie Bel de me l’avoir mis sous les yeux. En lisant le résumé et en acceptant de le lire, je ne savais pas dans quoi j’embarquais. C’est donc peu dire comme je suis heureuse d’avoir croisé la plume de cette auteure indépendante.

    Valérie est une fan inconditionnelle d’histoires d’amour tourmentées et passionnelles. Ce qu’elle perpétue dans son écriture avec notamment un premier roman, Angel & Marie, qui a reçu le Prix du meilleur Roman aux Indés Awards 2017, catégorie Romance. Il s’agit d’une histoire d’amour qui dure deux tomes.

    Vous pouvez la contacter sur Facebook ou lui écrire à valeriebel@orange.fr

    Concernant sa dernière œuvre, celle dont je suis tombée amoureuse, il s’agit bien sûr de Nous danserons encore sous la pluie.

     

    Danserons-nous encore ?

    En fait, le récit commence d’une manière dont je ne m’y attendais pas (mais existe-t-il vraiment une manière spécifique de débuter un roman ?).

    Marie est le personnage qui nous raconte son histoire d’amour avec Damien. Elle revient sur un événement qui va tout changer dans son couple qui semblait jusqu’alors solide. En effet, Damien devient amnésique après un accident de voiture.

    Elle nous parle de sa peur de le perdre. Sa joie d’apprendre qu’il va s’en sortir. Son désarroi face à son amnésie. Et de son choc lorsqu’elle comprend qu’il a aussi oublié tout de leur histoire d’amour. Toutes ces années de relation depuis l’adolescence qui semble n’avoir existé que pour Marie. En tant que lectrice, j’ai très vite éprouvé de l’empathie pour elle.

    Je comprends tous ces sentiments qu’elle ressent.

    Alors pour faire face, Marie n’abandonne pas la partie. Au contraire elle s’investit pleinement pour aider Damien à recouvrer sa mémoire.

    Si seulement c’était aussi facile… Le livre se serait arrêté là.

    Mais au contraire c’est très difficile. Elle rencontre des obstacles de toutes parts. Que ce soit des actes bien « intentionnés » ou un comportement passif. Je dois avouer qu’elle est patiente, surtout avec son tempérament. En effet, elle prend beaucoup sur elle et supporte beaucoup de choses inacceptables. À sa place j’aurai peut-être abandonné.

    Quand on lit tout ça, on se dit donc que ce n’est plus possible. Que ça va s’arrêter, que ça doit même s’arrêter.

     

    L’amour, Damien et les autres

    Damien, le protagoniste masculin est un personnage complexe. C’est le grand amnésique. À sa sortie de l’hôpital, j’essaie de le comprendre. Lui qui se retrouve avec une inconnue dans un appartement qu’il ne connaît pas, une ville qu’il ne reconnaît plus.

    Mais très vite, je me lasse du personnage et il finit par m’agacer. Il se comporte très mal avec Marie qui fait tant d’efforts pour raviver ses souvenirs. Pourtant on apprend à le connaître lorsque Marie revisite leurs souvenirs communs.

    On fait la connaissance du Damien frimeur. L’amoureux insouciant, l’adolescent fougueux. Mais le Damien amnésique, lui ne se souvient malheureusement pas de tout cela.

    Marie devient peu à peu désespérée face à la situation et nage en plein doutes. Concernant toutes ses certitudes sur son supposé couple. Elle se demande si leur amour a réellement existé aux yeux de Damien.

    Durant le récit, nous faisons également connaissance du couple d’amis de nos protagonistes, Claire et Paul. Ces derniers sont d’un grand soutien pour Marie, même si elle n’ose leur parler de ses problèmes. Deux autres personnages apparaissent. L’un des deux, pas très appréciable qui au lieu d’aider le couple, l’enfonce. L’autre, qui d’une manière inattendue, au contraire aidera le couple.

     

    Pluie poétique

    L’une des choses qui m’a frappé est la plume de Valérie Bel. Lorsque Marie revient sur tous ces événements, il ressort du texte une certaine forme de nostalgie.  Elle les décrit poétiquement. Ses mots, ses phrases sont frappantes, pleins de lyrisme.

    La pluie m’a toujours donnée une impression de nostalgie, de douce musique, de poésie et de calme. Il s’agit de l’un de mes phénomènes météorologiques préférés. Ainsi le titre du roman est en accord total avec le contenu du livre. Toutes ces notions ressortent.

    Et je pense que c’est l’une des choses principales qui m’ont touché à part la dimension romantique. C’est la manière dont l’histoire est narrée qui m’a tellement émue et les mots tellement frappés… Je vous laisse un extrait d’une phrase que je n’oublierai pas.

     

     Puisque la mort existe, vite vivons ! Puisque la souffrance existe, surtout rions ! Puisque l’amour existe, alors aimons !

     

    Je peux assurément dire qu’il s’agit d’une des plus belles histoires d’amour que j’ai eue à lire jusqu’à présent.

    Je sais que nous sommes nombreux(ses) à être fan de romance. De raffoler des belles histoires d’amour, même en secret^^. Que ce soient des happy endings ou des amours torturés.

    Vous savez comme l’autoédition me tient à cœur, comme je ne rechigne pas à partager un roman que j’ai aimé avec vous. Alors vous aussi n’hésitez pas à soutenir Valérie Bel en lisant ce petit bijou et en partageant la chronique pour le faire connaitre.

    À bientôt !

  • J’ai réessayé de sonner à l’interphone de Pierre-Etienne Bram

    J’ai réessayé de sonner à l’interphone de Pierre-Etienne Bram

    ★★★★☆

    « Holà je m’appelle Célia ».

    Il y a 300 jours, déjà, c’est avec ces mots que j’étais tombé sous le charme de cette belle Argentine, rencontrée sur Meetic. Sa voix n’avait fait que confirmer mon attirance pour elle. Pourtant, nous ne nous étions toujours pas rencontré…

    J’avais commencé à douter sérieusement de la réalité de son existence vu qu’aucun de nos rdv IRL n’avaient abouti. « Elle est bien réelle et belle comme sur ses photos » m’avait rassuré Caroline, une amie qui, avec son mari, l’avaient rencontrée. Comment expliquer alors son refus perpétuel de concrétiser notre amour ? Tant d’énergie et de temps peut-être perdu, je désespérais de la tenir un jour dans mes bras. Mais en persévérant, on arrive à tout…

    Personnages : Pierre-Etienne, Célia et les autres  

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    Bon retour sur le blog les lecteurs !

    Je vous aie un peu négligé ces derniers temps, mea culpa.

    Mais je suis (enfin) de retour avec la suite de L’interphone ne fonctionne toujours pas.

    Oui, vous savez la romance de Pierre-Etienne Bram qui s’était arrêtée sur une fin qui ne donnait qu’une envie, celle de lire la suite bien évidemment.

    Ps. Juste avant de continuer à lire cette chronique, si tu n’as pas lu la première partie, court vite le faire ! Je suis gentille, je te redonne le lien de la chronique et celle pour acheter le livre. Mais de rien.

     

    L’interphone ne fonctionne toujours pas, partie 2

    Nous retrouvons donc Pierre-Etienne toujours aussi amoureux de sa Célia.

    Sans réelle surprise, elle ne change pas de comportement et continue à le faire tourner en bourrique. Elle ne manque pas de ressources. Les excuses se multiplient, les rendez-vous sont toujours et toujours repoussés. Et le narrateur toujours perdu dans cette relation.

    Et il faut dire qu’il est vraiment paumé perdu. Comme vous le savez (si vous avez lu la première partie), le roman est écrit avec une frise chronologique. Mais je ne vais pas tout gâcher en vous dévoilant combien de temps il s’écoule depuis le début de leur relation. Ce qui est sûr, c’est que notre amoureux transi est coriace. Vraiment, pour supporter tout ce qu’elle lui fait endurer et ce malgré les éternelles déceptions.

    D’autre part, il est vrai que dans la première chronique, je n’avais pas particulièrement mentionné les autres personnages. Notamment l’entourage du narrateur.

     

    L’amour et les autres

    Eh bien, j’ai beaucoup apprécié sœurette, la sœur de Pierre-Etienne. C’est un soutien pour lui, même lorsqu’il est au fond du trou à cause de Célia. Quand il est découragé, elle ne le laisse pas tomber et n’hésite pas à le secouer pour qu’il réagisse. En fait, celui qui laisse tomber tout le monde c’est le narrateur.

    Comme sa dulcinée lui prend tout son temps, il n’hésite pas à faire faux-bond à tout le monde. Que ce soit au travail ou en famille, elle continue à abuser de son temps.

    Comment dire ? Célia veut être le centre du monde de Pierre-Etienne sans pourtant que ce soit la réciproque. Car Madame, ne communique que quand elle veut et invente toutes sortes d’excuses aussi invraisemblable les unes que les autres. 

    Outre sa sœur, notre amoureux bénéficie également du soutien d’une de ses amies blogueuses, Caroline. C’est un personnage assez présent dans la vie du narrateur, plus même que sa sœur. Elle joue beaucoup au pigeon-voyageur entre Célia et Pierre-Etienne. Car Célia, l’a auto-proclamée sa meilleure amie. Ainsi elle l’utilise pour faire passer des messages à son amoureux. Lorsque une fois de trop, elle ne veut pas lui parler. Une fois de plus, on voit comment cette personne fait tout pour garder son emprise.

     

    Quand ouvre-t-il enfin les yeux ?

    Je dois admettre que même s’il est souvent lâche dans cette histoire, le narrateur arrive tout de même à nous surprendre. Et si ça ne dure pas longtemps, ça reste des efforts.

    Eh oui, dans cette deuxième partie, il s’affirme plus. Il prend des décisions et tient tête à Célia. Malheureusement, très vite, il se laisse dominer. Pas à la toute fin, heureusement.

    Je suis sûre que vous vous demandez, s’il la rencontre-t-il. Qui est-elle réellement ? Vous aimeriez bien le savoir n’est-ce-pas ? Mais il vous suffit de lire la deuxième partie.

    Plus sérieusement, je suis sûre que comme moi vous avez commencé à douter de l’existence de Célia, mais c’est tout même plus tordu que ça. Elle existe bel et bien mais juste pas comme on s’y attendait.

    Au début de ce récit, je dois admettre m’être beaucoup focalisée sur le personnage de Célia qui avait le don de m’agacer. Mais ce n’étais pas rendre honneur au roman de Pierre-Etienne, car derrière l’histoire, il y a le travail qu’il a aussi fourni. Et il est remarquable.

    En laissant un peu ma rancœur de côté, j’ai pu remarquer que la lecture était plaisante et fluide (je ne l’avais malheureusement pas fait avant). Les périodes de temps couvertes sont cohérentes. Il arrive bien à retranscrire la frustration qu’il a éprouvée durant cette période et ses sentiments amoureux incompréhensibles.

    En somme, tout est bien, qui finit bien.

     

    Tu as aimé cette chronique et ça te donne envie de lire le roman ? Tu sais ce qu’il te reste à faire ! Achète-le sur amazon (ou ailleurs) et surtout n’oublie pas de me dire ce que tu en penses.

    À très vite !