Étiquette : S’évader

  • A Sea Story : chapitre 6 (nouvelle)

    A Sea Story : chapitre 6 (nouvelle)

    C’est l’été, le rythme ralentit, plus de projets d’école (ou presque), désertion des bureaux avec les départs en vacances. Alors on souffle un peu plus.

    C’est pourquoi je me suis dit que c’était l’occasion parfaite pour reprendre mon exercice d’écriture A Sea Story, chouette non ?
    En plus de cela, j’essaie d’écrire un peu plus pour mon plus grand projet d’écriture dont je consacrerai un article un peu plus tard.
    Pour le moment, je vous laisse ci-dessous la sixième partie de A Sea Story.
    Bonne lecture !

    A sea Story

    6. José

    Joséphine courait. Joséphine courait plus vite que l’air, plus vite que la lumière.  

    Elle courait comme si sa vie en dépendait et parfois elle en était certaine. Elle ne s’arrêtait jamais. Joséphine ne s’épuisait pas. José l’éclair. 

    Joséphine cavalait dans l’ancien village de pêcheur qu’était sa ville. Elle passait devant les plus belles maisons de la ville, devant son ancienne maison avant que tout ne vole en éclats, devant la petite boutique recelant les trésors les plus improbables au bord de la plage. À l’aube elle disait bonjour en coup de vent au facteur qui faisait sa tournée, elle faisait un signe de la main en passant devant les vieux pêcheurs retraités.  

    Elle était spectatrice de l’effervescence des commerçants qui étalaient leurs bibelots sur les tables face au soleil levant. Elle passait devant la petite cabane jaune en bord de mer, isolée du reste des habitations, et entendait Poilux aboyer à son passage.  

    Le vent ramenait des mèches trempées sur son visage rougit par l’effort. Elle aurait dû s’attacher les cheveux mais aimait trop cette sensation que rien ne pouvait l’arrêter, surtout pas le vent. 

    Oui José aimait courir. Elle avait du feu dans les jambes, elle se sentait dans la peau d’Usain Bolt prêt à décrocher une énième médaille au 100m. Elle était tel un springbok fuyant son guépard personnel, courant vers sa liberté. 

    Joséphine voulait oublier. Fuir, s’en aller loin de ses soucis. José pouvait courir. José l’éclair, José l’intrépide, José sans peur, le sol était à ses pieds. Rien n’effrayait José l’éclair, rien ne l’atteignait. Joséphine, elle, était faible, fermait très fort les yeux, recouvrait ses oreilles de ses deux mains, se cachait sous son lit comme une petite fille. Elle ne voulait plus le voir, ne souhaitait plus l’entendre. 

    « … »

    Qu’en avez-vous pensé ?

    On se retrouve pour la suite prochainement !

  • Quels livres pour l’Été 2018 ? Cinq livres pour voyager

    Quels livres pour l’Été 2018 ? Cinq livres pour voyager

    La semaine dernière, je vous proposais cinq conseils pour renouer avec la lecture. 
    Aujourd’hui l’été avance bien, ça sent les vacances, il fait chaud.
    Tout ce qu’on veut c’est se trouver un petit bout de plage pour dorer au soleil… Sans oublier son roman de l’été bien évidemment.

    Quels livres pour l’Été 2018 ?

    Pour bien se rafraîchir mais surtout s’évader vers des contrées lointaines (je pense à ceux qui n’ont pas de vacances comme moi), voici cinq livres pour rythmer votre été !

     

    1. Pourquoi pas le dernier Lévy ?

    Il est vrai que sur ce blog, je vous ais habitué aux livres auto-édité, mais détrompez-vous, je ne lis pas que ça.  Comme de nombreuses personnes j’apprécie les romans de Marc Lévy de temps en temps, voire même beaucoup.

    J’en ai beaucoup entendu parler depuis sa sortie, même sur LinkedIn (eh oui).  Alors pourquoi pas un Sun, Sea & Lévy ? Je n’ai l’ai pas encore lu, mais le résumé semble prometteur en tout cas.

    Une fille comme elle

    New York, sur la 5e Avenue, s’élève un petit immeuble pas tout à fait comme les autres…
    Ses habitants sont très attachés à leur liftier, Deepak, chargé de faire fonctionner l’ascenseur mécanique, une véritable antiquité.
    Mais la vie de la joyeuse communauté se trouve chamboulée lorsque son collègue de nuit tombe dans l’escalier.
    Quand Sanji, le mystérieux neveu de Deepak, débarque en sauveur et endosse le costume de liftier, personne ne peut imaginer qu’il est à la tête d’une immense fortune à Bombay… Et encore moins Chloé, l’habitante du dernier étage.
    Entrez au N°12, Cinquième Avenue, traversez le hall, montez à bord de son antique ascenseur et demandez au liftier de vous embarquer… dans la plus délicieuse des comédies new-yorkaises !

     

    2. Un peu de fraicheur nordique avec Camilla Läckberg

    J’ai honte de l’avouer mais je me suis mise à lire Camilla Läckberg que très récemment. Quelle surprise pour une amoureuse des romans noirs/thrillers n’est-ce pas ?
    Eh oui, c’est l’année où je découvre enfin les grands maîtres du polar scandinave , après Millénium de Stieg Larsson. Mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais.

    Ainsi, en ce très chaud mois de Juin 2018, j’ai enfin ouvert le tout premier tome de la série de l’auteur qui suit les fameux Erica Falck et Patrick Hedström.
    Et bien sûr j’ai adoré ! Ça m’a presque procuré le même sentiment que lorsque j’ai lu Millénium.

    Je vous propose donc de passer votre été sous l’hiver suédois (si vous ne vous y êtes pas encore mis ^^), en plus le titre est très évocateur….

    Quels livres pour l'été

    Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête (à moins qu’une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l’oeuvre), Erica se convainc très vite qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point – et sur beaucoup d’autres –, l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint.

    A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge dans les strates d’une petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d’autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d’un peintre clochard – autre mise en scène de suicide.

    Au-delà d’une maîtrise évidente des règles de l’enquête et de ses rebondissements, Camilla Läckberg sait à merveille croquer des personnages complexes et – tout à fait dans la ligne de créateurs comme Simenon ou Chabrol – disséquer une petite communauté dont la surface tranquille cache des eaux bien plus troubles qu’on ne le pense.

     

    3. Se mettre à l’autoédition avec Eric Costa

    Si vous ne l’avez pas encore fait, alors sautez le pas dans le monde l’autoédition ! Je vous promets que lorsque vous aurez commencé, pas de retour en arrière. Evidemment, lorsque vous choisissez le bon livre, pas de différence avec un roman publié par un éditeur. 

    Je vous propose donc de découvrir la plume d’Eric Costa avec sa série Aztèques  qui nous plonge dan le Mexique précolombien en suivant les aventures d’Ameyal, l’héroïne au milieu des Aztèques. 

    Je suis actuellement plongée dans le deuxième tome, qui est toujours aussi captivant.
    Pour plus de détails sur le livre, j’avais écrit une chronique.

    Aztèques

    Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?

    Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers. 

    Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée. Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations.

    Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il une cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle ?

     

    4. Le Manuscrit Inachevé de Franck Thilliez

    Un autre thriller de ma PAL est le Manuscrit inachevé de Franck Thilliez.
    Un bon thriller comme je les aime, l’auteur nous perd, parce que dans l’intrigue principale il y a encore d’autres intrigues.

    On suit notamment les personnages du roman policier d’un auteur récemment décédé, roman qui s’appelle Le Manuscrit inachevé. Ce roman  raconte l’histoire d’un personnage qui écrit un polar qui s’appelle Le manuscrit inachevé. Et le tout est le titre du nouveau thriller de Franck Thilliez !
    Voilà, je vous aie perdu, je me suis perdue aussi…

    Mais en tout cas, il met l’eau à la bouche. Un thriller à dévorer sur un transat….

    Un manuscrit sans fin, une enquête sans corps, une défunte sans visage pour un thriller virtuose !

    Aux alentours de Grenoble, un jeune a fini sa trajectoire dans un ravin après une course-poursuite avec la douane. Dans son coffre, le corps d’une femme, les orbites vides, les mains coupées et rassemblées dans un sac. À la station-service où a été vue la voiture pour la dernière fois, la vidéosurveillance est claire : l’homme qui conduisait n’était pas le propriétaire du véhicule et encore moins le coupable.

    Léane Morgan et Enaël Miraure sont une seule et même personne. L’institutrice reconvertie en reine du thriller a toujours tenu sa vie privée secrète. En pleine promo pour son nouveau roman dans un café parisien, elle résiste à la pression d’un journaliste : elle ne donnera pas à ce vautour ce qu’il attend, à savoir un papier sur un auteur à succès subissant dans sa vie l’horreur racontée dans ses livres. Car sa vie, c’est un mariage dont il ne reste rien sauf un lieu, L’inspirante, villa posée au bord des dunes de la Côte d’Opale où est resté son mari depuis la disparition de leur fille. Mais un appel lui annonçant son hospitalisation à la suite d’une agression va faire resurgir le pire des quatre dernières années écoulées. Il a perdu la mémoire. Elle est seule.

    Dans le vent, le sable et le brouillard, une question se posera : faut-il faire de cette vie-là un manuscrit inachevé, et en commencer un autre ?

     

    5. Un peu de légèreté pour croquer l’été à pleines dents

    Qui dit été, dit insouciance , pas de tracas. Quand il fait beau on veut tous juste profiter. Et généralement, on fait de même avec nos lectures.
    On choisit des petites romances légères dont on connait le dénouement mais dont on ne se lasse pas.

    Voilà pourquoi je vous propose la série d’Emma Chase, Sexy Lawyers. Une romance en milieu juridique, vous ne vous ennuierez pas. Ce n’est pas tout à fait la romance légère classique, loin de là.
    L’histoire est bien construite, les personnages ont une vraie histoire et la romance, eh bien, elle est romantique ^^.

    Sexy lawyers

    Stanton est un brillant avocat au sourire désarmant et aux yeux verts magnétiques : les hommes l’envient et les femmes le désirent… Sa vie se déroule exactement selon ses plans, jusqu’au jour où il reçoit le faire-part de mariage de Jenny, son amour de jeunesse et mère de leur fille de onze ans. Il avait tout prévu, sauf que son ex puisse épouser un autre que lui…

    Sofia est une avocate ambitieuse et séduisante qui préfère se concentrer sur sa carrière et éviter les histoires de cœur compliquées… Mais quand Stanton, son sex-friend, lui demande son aide pour saboter le mariage de son ex, elle accepte de quitter Washington pour la chaleur du Mississippi… pour le meilleur et pour le pire !

    Quand deux professionnels de la plaidoirie ayant décidé de laisser de côté les sentiments se font rattraper par la passion, même les meilleurs arguments ne suffisent plus…

     

    Quels livres pour l’été ?

     

    Profitez du soleil avec une bonne romance à la Emma Chase. Rafraîchissez-vous avec Camilla Läckberg en plein hiver suédois, c’est une bonne façon de faire baisser la température de plusieurs degrés, en esprit en tout cas ^^.

    Ou bien si vous aimez la chaleur, embarquez dans le Mexique précolombien avec Ameyal.

    Autre alternative, proposez-nous votre roman de l’été !

  • A Sea Story : chapitre 5 (nouvelle)

    A Sea Story : chapitre 5 (nouvelle)

    Bien le bonjour à vous !

    Je me fais un peu rare ces derniers temps mais pas de soucis, je continue de penser à vous.

    Pour le coup, je vous prépare mon bilan de 2017 et mes projets livresques en 2018 (il serait temps n’est-ce pas ?).

    En plus de cela, il y a des chroniques qui arriveront bientôt sur le blog, sans parler du jeu-concours sur Facebook qui se termine la semaine prochaine.

    Vous voyez bien que je ne vous oublie pas ^^.

    En attendant cela, je vous propose la lecture du cinquième chapitre de A Sea Story.

    Et dans celui-ci on retrouve Eleanor et ses envies d’évasion. Bonne lecture !

     

    A sea Story

    5. Eleanor

    La mer était immuable. De tout temps elle était là, silencieuse spectatrice du cours de nos vies.

    A nos larmes, elle avait goûté. Nos peines, elle avait consolé. Nos joies, elle avait célébré. Dans tous les moments de nos vies elle était là.

    Fidèle compagne, précieuse amie, et lui osait lui tourner le dos !

    Non jamais telle ingratitude ne lui avait été manifesté, tel affront m’était imaginable.
    Comment pouvait-il être aussi insensible ?

    Il était connu de tous qu’elle avait des réactions spectaculaires, des explosions transmettant les sentiments exprimés par ses tout petits.

    Heureux étions-nous grâce à sa présence. Le commerce marchait et le village tournait. Toutes les femmes attendaient l’élu de leur cœur ce jour-là, mais le mien, ce lâche était resté dans notre cabane. Qu’avais-je donc fait à la mer pour avoir un paresseux pour mari ?
    Si seulement j’avais suivi Almut, j’aurais été plus heureuse, on aurait vécu des aventures incroyables ensemble.

    Le voilà ! Il rentrait enfin, quel sang d’encre ne m’étais-je pas fait durant son absence. Je voulais courir, me jeter dans ses bras, l’embrasser comme les autres femmes. Mais je ne pouvais pas, et j’étais la seule responsable.

    Il avançait fier tel un demi-dieu parmi les autres marins, on ne voyait que lui. Il verrouilla son regard au mien…

    ———————

    • Eleanor ! Lâche ce bouquin et descend tout de suite je te prie

    Oh non, elle avait été interrompue, elle ne pouvait même pas s’accorder un moment de répit dans cette jungle. Elle aurait enfin pu savoir ce qui se passerait entre Almut et Gudrun.

    Elle était pratiquement sûre de savoir ce qu’elle allait lui demander comme chaque fois, c’était comme si elle avait un sixième sens qui la poussait à interrompre Eleanor lorsqu’elle n’était pas en bas. Ce n’était pas que c’était sous un faux prétexte mais elle aurait pu s’en charger tout de même. Eleanor se demandait quand cela allait-il s’arrêter.

    La mer, cette chère mer elle en était sûre allait tout changer un jour.

    Oui un jour très proche.

    « … »

    Vos avis ?

    La suite pour la semaine prochaine !