fille du train 1 190x300 - Comment j'ai fini par lire "La fille du train" de Paula Hawkins

★★★★

Résumé

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

Personnages: Rachel Watson, Anna Watson, Tom Watson, Megan Hipwell, Scott Hipwell, Kamal Abdic.

 7.80 EUR format poche et 21.00 EUR format broché sur Amazon.

Ce que j'en pense

Ce roman me faisait de l’oeil depuis un moment avant que je ne l’ouvre vraiment. En même temps, il faut dire qu’il y avait une promo monstre derrière, sans parler de l’adaptation au cinéma.

Mais j’étais décidée à le lire avant de voir le film (que je n’ai toujours pas vu) bien que je ne sache pas vraiment de quoi il parlait (eh oui la promo était forte à ce point !). Finalement, une amie ayant à peu près les mêmes goûts que moi en thriller me la gracieusement prêté en mars dernier, je sais j’ai deux ans de retard, mais vaut mieux tard que jamais n’est-ce-pas ?

 

Ce qui ressort vraiment de ma lecture

Lorsque j’ai ouvert ce livre je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre, même après tous les éloges sur le livre. C’était un peu une première car d’habitude j’ai déjà assez d’informations sur les livres que je veux.

Comment se sont déroulés les premiers chapitres ? Il faut le dire, c’était long, très long. Le temps de s’habituer au quotidien de Rachel, à sa personnalité. On est complètement plongé dans sa tête, on vit sa vie d’alcoolique paumée qui a du mal à tourner la page après son divorce ainsi qu’à la vie imaginaire qu’elle invente aux Hipwell. Ça peut paraître bizarre pour certains, mais j’ai apprécié « les films » qu’elle se faisait sur la vie de ce couple. 

Nous sommes tous des voyeurs. Les gens qui prennent le train tous les jours pour se rendre au travail sont les mêmes partout dans le monde : chaque matin et chaque soir, nous sommes installés sur notre siège, à lire le journal ou écouter de la musique ; nous observons d’un œil absent les mêmes rues, les mêmes maisons et, de temps à autre, nous apercevons un éclair de la vie d’un inconnu. Alors on se tord le cou pour mieux voir.

D’une certaine façon, le fait qu’on soit dans la tête de Rachel, nous permet de comprendre son incohérence d’alcoolique tandis que dans le cas contraire on l’aurait facilement jugé. Mais à certains passages elle était vraiment agaçante (je ne sais pas pourquoi les personnages principaux me font toujours cet effet).

Autant j’ai compatit avec Rachel, autant Megan m’a énervée sans parler de Anna que j’avais envie d’étrangler.

On lit, on tourne les pages et on arrive à pratiquement la moitié du roman (on a bien passé les 100 premières pages à ce point) et c’est LÀ que l’action commence un peu. Il faut avouer que si on n’a pas beaucoup de patience, on abandonne rapidement le livre avant d’en arriver là, parce qu’en réalité Rachel est juste une grande paumée de la vie et nous, lecteurs voulons de l’action pardi !

En réalité on ne jettera pas entièrement la pierre à l’auteur. Car malgré cela, elle nous a quand même glissé des informations sur Rachel, Anna et Tom qui donnent envie d’en savoir plus, notamment la cause de l’alcoolisme de Rachel.

Après un certain moment, quand on ne s’y attend pas du tout, on quitte Rachel pour plonger dans l’intimité de Megan et ensuite dans celle de Anna et on alterne pendant un moment, ce qui je pense contribue aussi au suspense, au fait qu’on veuille savoir ce qui se passe ensuite.

Qui a tué Megan ?

Je ne dirai pas être surprise de l’identité de l’assassin, j’avais commencé à m’en douter même si c’était très difficile à déterminer, même aux trois quarts du livre. Au dernier moment, je me suis même mise à soupçonner un personnage que je ne suspectait pas jusqu’à lors.

À la fin je voulais surtout connaître les motifs du crime et savoir comment Rachel allait s’en sortir dans sa vie une fois l’assassin démasqué.
La fin m’a quelque peu laissé baba, sans que je ne sache exactement pourquoi mais j’ai été bizarrement  surprise.

Je ne qualifierais pas ce roman de thriller haletant qui vous fera monter la température (quoique à certains passages si) et sursauter à tous les coups. Il s’agit plutôt d’un thriller psychologique, surtout qu’on est bien plongé dans la vie privée des personnages. On ressent bien leurs émotions, leurs doutes, leurs peurs et leurs déceptions. Cependant l’intrigue est tellement bien menée qu’on n’a pas envie de lâcher le livre, que j’ai même dû prendre ma soirée avant de rentrer chez moi après mon retour en bus du boulot pour terminer les trente dernières pages qui me restaient à lire.

Le mot de fin? Ce livre mérite bien les quatre étoiles que je lui aie décerné car j’ai eu du mal à le lâcher, je me suis attachée accrochée aux personnages (dans le bon comme le mauvais sens) et… Je m’en souviens encore !

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Avez-vous lu « La fille du train » ou comptez-vous le lire bientôt ? Dites-moi votre ressenti.

À bientôt pour d’autres chroniques !

 

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